France / sécheresse et canicules mettent les élevages de l’Yonne à rude épreuve

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sécheresse et canicules mettent les élevages de l’Yonne à rude épreuve

Depuis plusieurs mois, la sécheresse et les épisodes de fortes chaleurs mettent à rude épreuve les agriculteurs de l’Yonne, un département situé dans la région Bourgogne-Franche-Comté, dans le centre-est de la France. Face au manque d’eau et à la dégradation des pâturages, les éleveurs sont contraints d’adapter leurs pratiques pour assurer l’alimentation et le bien-être de leurs animaux.

À Angely, au nord-est d’Avallon, les pâturages sont désormais gris et fortement dégradés par le soleil et l’absence de précipitations. « C’est désert », constate Jean-Louis Riotte, qui élève une centaine de vaches charolaises avec son associé.

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L’exploitation est située au bord du Serein, un cours d’eau placé en situation de crise sécheresse, soit le niveau d’alerte le plus élevé, depuis le 21 juillet. Le manque d’eau a fortement réduit les ressources disponibles dans les pâturages, obligeant l’éleveur à recourir plus tôt que prévu aux stocks de fourrage.

« On a commencé à donner du foin au 1er juillet. On n’avait même pas fini de le rentrer qu’il a fallu commencer à le redistribuer », explique Jean-Louis Riotte. L’éleveur dispose encore de stocks importants, mais leur utilisation dépendra de la durée de la sécheresse.

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Si les pluies reviennent à la mi-août, l’exploitation pourrait limiter les conséquences financières de cette situation. En revanche, une prolongation de la sécheresse jusqu’à l’automne et à l’hiver obligerait les éleveurs à nourrir leurs animaux pendant plusieurs mois, avec des coûts supplémentaires importants.

« S’il ne pleut pas au 15 août et qu’on est obligé de les nourrir jusqu’au mois d’avril de l’année prochaine, on sera en très grande difficulté », alerte l’éleveur.

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Au-delà des dépenses supplémentaires liées à l’achat et à la distribution du fourrage, cette situation représente également une charge de travail accrue et une source d’inquiétude pour les éleveurs. « On sauve nos animaux plutôt qu’on ne les fait grossir », résume Jean-Louis Riotte, témoignant des difficultés rencontrées par les exploitations d’élevage face aux conséquences du changement climatique, rapporté par radiofrance.fr.

 

PAR AMY.SANGARE

 

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