Au Nigeria, l’élevage franchit une nouvelle étape grâce au projet de construction d’une usine de vaccins vétérinaires d’une valeur de 100 millions de dollars, soit 57 175 000 000 de F CFA, capable de produire 1,2 milliard de doses par an. L’annonce a été faite par le ministère fédéral du Développement de l’élevage, le mardi 21 juillet 2026.
Dans un pays où l’élevage reste un moyen de subsistance pour plusieurs ménages, ce projet vise à traiter la santé animale comme un enjeu industriel. Il permettra, en effet, d’assurer la disponibilité de la viande et du lait, ainsi que la stabilité des marchés ruraux.
Le projet, porté par Vacci Afric Biologics Limited, prévoit un transfert de technologies avec un consortium chinois encore non identifié, une phase d’exploitation conjointe de 24 mois, puis un mentorat destiné à laisser progressivement les équipes nigérianes prendre la main.
Bien que les informations relatives au site d’implantation et au calendrier d’exécution restent inconnues, l’usine devrait produire 1,2 milliard de doses par an, avec une priorité donnée au marché local.
En effet, selon les données récentes révélées par le ministère fédéral de l’Élevage, l’Institut national de recherche vétérinaire de Vom couvre moins de 40 % des besoins locaux en vaccins animaux. Le pays importe près de 1,5 milliard de dollars de vaccins pour satisfaire la demande nationale.
La construction d’une usine privée capable de produire à grande échelle répondra donc à un besoin réel.
La disponibilité des vaccins à coûts réduits favorise la rentabilité de l’élevage dans un pays où cette activité, qui soutient des millions de ménages ruraux, reste fragilisée par les maladies animales.
Classé parmi les principaux producteurs de viande et de produits laitiers en Afrique, le Nigeria deviendra, à travers ce projet, un important fournisseur de vaccins vétérinaires pour la sous-région ainsi que pour les zones d’Afrique centrale connectées aux flux commerciaux de bétail.
Sandrine KOUADJO



