Les conflits qui mettent à mal les activités agropastorales, avec notamment la destruction de cultures et de bétails, sont des heurts qui enregistrent parfois des pertes en vies humaines. Cette situation interpelle l’Organisation non gouvernemental (Ong) Action pour la Défense des Droits des Eleveurs et des Cultivateurs, en abrégé ADDEC.
Depuis plusieurs années, Action pour la Défense des Droits des Eleveurs et des Cultivateurs (ADDEC) privilégie les actions préventives pour lutter contre les conflits agropastoraux en Côte d’Ivoire. Le pragmatique Président de cette Ong, Néou Lassina dit Shiélé, est à la tâche à travers la Côte d’Ivoire pour sensibiliser les acteurs des secteurs agropastoraux.
Créée en 2012, ADDEC se présente comme l’un des outils principaux pour accompagner l’Etat ivoirien dans l’élaboration de plans d’actions visant une résolution définitive des différends entre éleveurs et agriculteurs. Selon les rapports d’activités fournis par le coordonnateur national Ouattara Ahmed, plus de 159 conflits ont été réglés à travers les zones propices à la pratique de ces deux activités majeures. Seulement deux cas n’ont pas connu de dénouement heureux. A noter qu’à chaque occasion, le président d’ADDEC développe des stratégies assorties de propositions concrètes face à l’épineux cas conflictuel qui mine ces deux secteurs clé de l’économie ivoirienne.

Il s’agit, entre autres recommandations, de celles relatives à la de la gestion rationnelle des aires, l’installation d’enclos ranchs communautaires et de pâturages susceptibles de sécuriser les troupeaux sans oublier la production efficiente par l’Etat ivoirien, d’aliments pour bétail ainsi que l’indentification des éleveurs étrangers ou nationaux au niveau de chaque sous-préfecture. Il faut y ajouter aussi la sensibilisation, la scolarisation des enfants issus de familles de bouviers et la mise en place de dispositifs contre les vols de bétails aux frontières lors de la transhumance saisonnière. Le tout devant aboutir à une cohabitation pacifique des deux entités, mixité empreinte de tolérance mutuelle en vue de valoriser leurs domaines d’activités.
L’Ong ADDEC s’intéresse également à la nécessité d’un encadrement efficient face au phénomène des enfants transfrontaliers connus sous le vocable de ‘’Talibé’’, notamment l’éducation des gamins issus de familles de bouviers. Une action qui menée conformément à la politique du gouvernement ivoirien relative à la scolarisation obligatoire des enfants de 6 à 16 ans. ADDEC sensibilise et mène des actions au profit de l’alphabétisation et l’autonomisation de la femme. Le président Néou Lassina, chef national Pulaku (Peuhl), ne cesse de sensibiliser contre l’intégrisme violent auprès des communautés étrangères vivant en Côte d’ivoire, ainsi qu’au strict respect des lois et des institutions ivoiriennes.
Par Audrey BAN MAKADO



