Pêche / pourquoi le Sénégal accélère sur l’économie bleue

Elevage d'Afrique Info
3 Min Read
économie bleue au Sénégal

Face aux enjeux croissants liés à l’exploitation durable des ressources marines, le Sénégal fait de l’économie bleue l’un des piliers de sa stratégie de développement. Le gouvernement entend tirer davantage profit de son vaste potentiel maritime en développant des secteurs tels que les infrastructures portuaires, la logistique, l’aquaculture, la construction navale, la pêche et la formation aux métiers de la mer, a rapporté Latribune.

Le pays dispose d’atouts importants pour concrétiser cette ambition. Avec près de 750 km de côtes sur l’océan Atlantique, une zone économique exclusive d’environ 198 000 km² et le Port autonome de Dakar, considéré comme l’un des principaux hubs maritimes d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal souhaite renforcer son rôle de plateforme logistique régionale, conformément aux objectifs de la Vision Sénégal 2050.

A LIRE AUSSI  Décès accidentel de la directrice régionale de la production animale

Lors du Forum international sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique, organisé le 13 juillet à Dakar, le président Bassirou Diomaye Faye a indiqué que le Port autonome de Dakar avait généré près de 700 milliards de FCFA de richesses entre 2022 et 2024 et soutenu environ 170 000 emplois. Pour franchir une nouvelle étape, le gouvernement mise notamment sur le port en eau profonde de Ndayane, développé par DP World, ainsi que sur la modernisation du port de Dakar, le port minéralier de Bargny-Sendou et la réhabilitation de plusieurs ports de pêche.

A LIRE AUSSI  La Guinée s'inspire de l’expérience de la Côte d’Ivoire

Pourquoi le Sénégal accélère sur l’économie bleue

La pêche demeure un secteur stratégique pour l’économie sénégalaise. Elle fait vivre plus de 600 000 personnes, représente plus de 3 % du PIB et génère près de 300 milliards de FCFA d’exportations par an. Toutefois, malgré une production annuelle d’environ 500 000 tonnes, dominée par la pêche artisanale, le potentiel de l’aquaculture et de la transformation reste largement inexploité, offrant d’importantes perspectives d’investissement.

A LIRE AUSSI  Somalie/L’élaboration d’une politique nationale sur la production d'aliments pour animaux au cœur d’un atelier

En parallèle, les autorités souhaitent développer les compétences nationales avec la création d’une grande école des métiers de la mer, appelée à évoluer vers une université spécialisée. L’objectif est de soutenir l’essor d’une économie maritime diversifiée, créatrice d’emplois durables, intégrant également le transport maritime, les services portuaires, l’industrie navale, le tourisme côtier et les biotechnologies marines. Pour financer cette transformation, le Sénégal envisage notamment le recours à des mécanismes innovants, comme les obligations bleues.

Sandrine KOUADJO

Share This Article
Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *