Guinée-Côte d’Ivoire / l’essor de l’aviculture attire les exportateurs américains de maïs

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L’essor de l’aviculture attire les exportateurs américains de maïs

Le développement de l’aviculture en Guinée et en Côte d’Ivoire ouvre de nouvelles perspectives aux exportateurs américains de maïs. En juillet 2026, une délégation de l’U.S. Grains & BioProducts Council (USGBC) s’est rendue dans les deux pays pour évaluer les opportunités qu’offre l’expansion du secteur de l’alimentation animale. Dans un communiqué publié le 17 juillet 2026, l’organisation indique que cette mission a permis d’identifier de nouveaux débouchés pour les exportations américaines de maïs, d’orge, de sorgho et de leurs coproduits.

Rapportées par l’Agence Ecofin, cette démarche intervient dans un contexte où les deux pays intensifient leurs investissements pour développer leur production avicole. Cette dynamique devrait accroître les besoins en aliments pour animaux et, par conséquent, en matières premières destinées à leur fabrication.

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En Guinée, les autorités ont lancé une stratégie nationale de développement de la filière avicole couvrant la période 2026-2030. Doté d’un budget de 563. Millions de dollars Soit environ 323,7 milliards de FCFA, ce programme vise à renforcer la production locale afin de réduire la dépendance du pays aux importations de viande de volaille, qui représentent encore près de 80 % de la consommation nationale. Le plan prévoit notamment le développement de la production d’aliments pour animaux, le renforcement des mesures de biosécurité et une meilleure organisation de la filière.

Les chiffres de la FAO traduisent cette dépendance. Les importations guinéennes de viande de poulet sont passées de 57 421 tonnes en 2020 à 88 590 tonnes en 2024, alors que la production nationale est restée limitée à une moyenne d’environ 13 800 tonnes par an sur la même période.

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En Côte d’Ivoire, les ambitions sont également élevées. Selon l’Interprofession avicole de Côte d’Ivoire (IPRAVI), le pays prévoit de porter sa production annuelle de viande de poulet de 114 000 tonnes en 2024 à 200 000 tonnes d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, plusieurs investissements sont en cours dans la production d’aliments pour animaux.

Le groupe néerlandais De Heus a ainsi annoncé, en septembre 2025, son intention de construire une unité de production d’aliments pour animaux à Korhogo, dans le nord du pays. La Société ivoirienne de productions animales (SIPRA) a, de son côté, obtenu un investissement de 23,5 millions de dollars du fonds norvégien Norfund afin d’accroître ses capacités de production, notamment dans le domaine de l’alimentation animale.

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Pour les opérateurs américains, la Côte d’Ivoire représente également une porte d’entrée vers le marché ouest-africain. Selon l’USGBC, plusieurs négociants américains en céréales commencent à s’implanter à Abidjan avec l’objectif d’approvisionner non seulement le marché ivoirien, mais aussi ceux de la Guinée, du Mali et du Burkina Faso.

Cette évolution pose toutefois la question de la capacité des producteurs locaux de maïs à répondre à la demande croissante de l’industrie de l’alimentation animale. Dans une région où cette céréale est principalement destinée à la consommation humaine, le défi sera de développer une production suffisante pour accompagner l’essor de l’élevage tout en limitant le recours aux importations.

 

PAR AMINATA.S

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