Sécurité maritime :
La Chine refuse de signer un accord pour lutter contre la pêche illégale

Elevage d'Afrique Info
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La Chine refuse de signer un accord pour lutter contre la pêche illégale

La Chine a refusé de signer un accord visant à renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Elle est également accusée d’avoir empêché des représentants taïwanais de participer à une conférence maritime au Kenya.

Cet accord soutient la Charte mondiale pour la transparence des pêches, qui vise à améliorer la gouvernance en modernisant les registres numériques des navires et en publiant les permis de pêche, les autorisations, les accords d’accès et les attributions de quotas.

Il vise également à garantir que tous les navires de pêche industrielle disposent d’identifiants uniques et à recueillir des informations sur les bénéficiaires effectifs des navires et les entreprises de pêche afin de cibler et de poursuivre les auteurs d’infractions liées à la pêche illégale.

Pékin possède la plus grande flotte de pêche hauturière au monde et est le principal contrevenant en matière de pêche illicite, selon l’indice des risques liés à la pêche INN.

Sept pays africains  le Cameroun, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Libéria, la République du Congo et la Somalie ont signé la Déclaration de Mombasa lors de la 11e Conférence « Notre Océan » au Kenya en juin. La Belgique, le Chili, la République dominicaine, la France, le Panama, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou et la Corée du Sud l’ont également signée.

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La conférence a été entachée par des allégations selon lesquelles les représentants taïwanais n’auraient pas été autorisés à y participer en raison de pressions exercées par la Chine sur le Kenya. Bien que Taïwan soit autonome, Pékin la revendique comme faisant partie intégrante de son territoire. La Chine interdit à ses partenaires diplomatiques d’entretenir des relations officielles avec Taïwan et exerce une influence considérable sur le Kenya, notamment concernant la dette liée au chemin de fer à écartement standard construit par la Chine.

Le Kenya consacre plus d’un milliard de dollars par an au service de sa dette ferroviaire envers la Chine. Le principal créancier extérieur du Kenya est la China Exim Bank, à laquelle le pays doit 741 millions de dollars en principal, 222 millions de dollars d’intérêts et 41 millions de dollars de pénalités pour l’exercice budgétaire 2025-2026, comme l’a révélé la vérificatrice générale du Kenya, Nancy Gathungu, dans un rapport de 2025.

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Depuis des décennies, des navires chinois opèrent illégalement dans les eaux africaines. Principalement à cause de la surpêche illégale pratiquée par la Chine, l’Afrique de l’Ouest perd à elle seule jusqu’à 9,4 milliards de dollars par an et est considérée comme l’un des principaux foyers mondiaux de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Entre 2015 et 2021, le Kenya, Madagascar, le Mozambique, l’Afrique du Sud et la Tanzanie ont perdu jusqu’à 142,8 millions de dollars par an à cause de la pêche illégale de crevettes et de thon, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Les navires chinois commettent de nombreuses infractions à la réglementation de la pêche, notamment le chalutage de fond, qui consiste à traîner un filet sur le fond marin, capturant sans distinction toutes sortes d’espèces marines. Cette pratique tue les juvéniles, entraînant un déclin des stocks de poissons et la destruction des écosystèmes.

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Les navires de Pékin pratiquent couramment la pêche illégale dans les zones économiques exclusives des pays et contournent les réglementations locales pour s’inscrire dans les registres de pêche africains sous pavillon étranger. Cette pratique, appelée « flottage sous pavillon de complaisance », permet aux armateurs d’échapper aux sanctions financières et autres réglementations. La Déclaration de Mombasa vise précisément à lutter contre ces infractions.

Les pays signataires de la déclaration devraient commencer à mettre en œuvre leurs engagements immédiatement et d’autres gouvernements devraient signer l’accord, selon l’AP. Catherine Chabaud, ministre déléguée française à la mer et à la pêche, a déclaré que la coopération internationale est essentielle dans la lutte contre la pêche illégale.

 

MYNA avec adf-magazine

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