Un atelier sous- régional consacré à la contribution des acteurs du système de production pastoral, à la promotion de la stabilité socio-politique et au développement durable au Sahel et en Afrique de l’ouest a été officiellement lancé ce jeudi 30 juin 2026 à Abidjan.
Cet évènement, co-organisé par le Réseau des peuples pasteurs du Sahel et de l’Afrique (RPPS-A) et WAMIP, sous le patronage du Ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a pour objectif de créer un espace de concertation régionale des acteurs des systèmes pastoraux afin de produire une Déclaration Finale commune.
Ce document final portera leur vision et leurs revendications au Rassemblement Mondial des Pasteurs à Oulan-Bator en Mongolie prévu en août 2026, tout en renforçant le rôle du pastoralisme comme facteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable.
50 participants composés de pasteurs, de représentants d’institutions régionales, des experts techniques, des partenaires au développement et des autorités gouvernementales d’Afrique de l’Ouest et du Centre prennent part à cette activité qui durera quatre (4) jours.
Représentant le Ministre des Ressources animales et halieutiques Sidi Touré, le Directeur de cabinet du MIRAH Assoumany Gouromenan a salué la présence des participants qui ont effectué le déplacement à Abidjan et les entités qui ont contribué à l’organisation de cette activité. Il a saisi l’occasion pour faire un plaidoyer sur la nécessité de « repenser le pastoralisme ».
Le Directeur de cabinet a invité l’assistance à aider les dirigeants à prendre de bonnes décisions, à récréer le pastoralisme et permettre aux éleveurs d’avoir un environnement beaucoup plus propice.
Avant lui, le Représentant résident de la FAO en Côte d’Ivoire Joseph Nyemah a réitéré l’engagement de l’Institution qu’il représente de transformer les priorités mondiales en actions concrètes, ajoutant que « les défis du pastoralisme dépassent les frontières nationales».
Il s’est réjoui du fait que cette rencontre s’inscrive pleinement dans la dynamique de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (IYRP 2026), proclamée par les Nations Unies.
« Cette Année internationale offre une occasion unique de mieux faire reconnaître la contribution du pastoralisme à la sécurité alimentaire, à la gestion durable des parcours, à la conservation de la biodiversité et à la résilience face aux changements climatiques ».
Avant lui, Dodo Boureima, représentant les organisations pastorales, a adressé ses remerciements aux autorités ivoiriennes et au Ministre des Ressources animales et halieutiques Sidi Tiémoko Touré pour avoir accepté d’accueillir cet évènement,
« Ceci témoigne d’une volonté forte de placer le pastoralisme au cœur des priorités du développement de notre sous-région », a-t-il souligné.
Selon lui, plus qu’une activité économique, c’est une culture, une identité, un patrimoine vivant, un système confronté aujourd’hui aux défis considérables tels que le changement climatique, la réduction des espaces pastoraux, la multiplication des conflits liés à l’accès aux ressources, l’insécurité, l’incompréhension ou la marginalisation dont sont victimes les membres des communautés.
Il a donc souhaité que cet atelier soit un espace où les premiers concernés, les éleveurs puissent dialoguer avec les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires techniques et financiers pour construire ensemble des solutions durables, justes et adaptées à nos réalités.
Cet atelier bénéficie de l’appui technique et financier de la FAO, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), Action contre la Faim et le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase 2 (PRAPS-2).
MYNA



