Réunis à l’approche de la COP17, plus de 400 éleveurs demandent une meilleure protection des pâturages et la liberté de circulation pour préserver leur activité.
À quelques jours de l’ouverture de la COP17 sur la lutte contre la désertification, prévue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, plus de 400 éleveurs venus de plusieurs pays se sont réunis en Mongolie pour défendre leurs terres et leur mode de vie.
Réunis dans le cadre du « Global Pastoralist Gathering and Conference », ces éleveurs, qui pratiquent principalement l’élevage extensif, ont formulé plusieurs revendications qui seront présentées lors de la COP17. La préservation des terres pastorales figure parmi leurs principales préoccupations.
Dans plusieurs régions, les espaces réservés au pâturage sont de plus en plus menacés par l’urbanisation, l’exploitation des ressources naturelles et la désertification. Pour les éleveurs, cette réduction des pâturages constitue une menace directe pour leurs troupeaux et leur activité.
« D’ici dix ans environ, avec la forte urbanisation et la découverte des ressources naturelles, les terres pastorales seront menacées », explique Nasirou, éleveur dans le nord du Sénégal.
La liberté de circulation entre les pays constitue également une revendication majeure. Les éleveurs doivent pouvoir déplacer leurs troupeaux à la recherche de pâturages et de points d’eau. Au Niger, Moctar rappelle l’importance de cette mobilité : « Les animaux ont besoin d’aller là où il y a les pâturages et l’eau. Les déplacements sont importants. S’il n’y a pas de déplacements, il n’y a pas d’élevage.
La situation des femmes pastoralistes a également été abordée. Un rapport spécifique leur est consacré afin de mettre en lumière les difficultés qu’elles rencontrent, notamment en matière de sécurité lors de leurs déplacements avec les troupeaux.
Au total, quatre rapports ont été élaborés à l’issue de cette rencontre. Ils seront soumis à la COP17 afin de faire entendre les préoccupations des éleveurs et de défendre une meilleure protection des terres pastorales, la mobilité des troupeaux et la reconnaissance du rôle des pastoralistes dans le développement de l’élevage, d’après rfi.fr.
PAR amy.SANGARE



