Selon Global news, Les autorités canadiennes renforcent les mesures de prévention pour empêcher l’introduction de ce parasite dangereux sur leur territoire
Le Canada a décidé de limiter temporairement les importations de bétail en provenance du Texas après la confirmation d’un cas de lucilie bouchère, également connue sous le nom de myiase cutanée. Cette maladie parasitaire, causée par les larves d’une mouche qui se nourrissent de tissus vivants, n’avait plus été détectée dans cet État américain depuis les années 1960.
Selon le département américain de l’Agriculture, un veau d’un ranch situé à La Pryor, au Texas, a été testé positif au parasite. L’animal présentait une importante plaie autour du cordon ombilical, caractéristique de cette infestation.
Cette découverte a suscité l’inquiétude des autorités sanitaires et des acteurs de la filière bovine, qui craignent une propagation de la maladie au-delà des frontières texanes.
En réaction, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé qu’elle n’autorisera plus, jusqu’à nouvel ordre, l’entrée au Canada des bovins, chevaux et autres animaux ayant séjourné au Texas au cours des 21 jours précédant leur arrivée à la frontière.
Dans un communiqué, l’agence souligne que les larves de la lucilie bouchère représentent une menace sérieuse pour la santé animale. Bien que les conditions climatiques canadiennes ne favorisent pas l’établissement durable de cette mouche parasite, celle-ci pourrait survivre temporairement durant les mois les plus chauds de l’année.
L’ACIA invite les vétérinaires, les éleveurs et les propriétaires d’animaux à demeurer vigilants face aux signes d’infestation, notamment l’aggravation des plaies, les écoulements anormaux et les mauvaises odeurs provenant des animaux affectés.
Les Canadiens voyageant au Texas avec leurs animaux de compagnie sont également appelés à surveiller régulièrement l’état de santé de ces derniers afin de détecter rapidement toute anomalie.
Par cette mesure préventive, le Canada entend protéger son cheptel et préserver la santé animale face à un parasite considéré comme particulièrement destructeur.
PAR AMINATA.S



