Les éleveurs laitiers traversent une nouvelle période difficile, confrontés aux effets de la sécheresse et des fortes chaleurs qui dégradent les pâturages et les cultures de maïs destinées à l’alimentation du bétail. Cette situation intervient après plusieurs années marquées par des crises sanitaires successives, notamment la maladie hémorragique épizootique (MHE), la fièvre catarrhale ovine (FCO) et la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Outre les conditions climatiques défavorables, les producteurs doivent également faire face à une baisse du prix du lait, à un recul de la production et à des incertitudes sur l’évolution des coûts de production, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pourraient renchérir les intrants.
Selon Yohann Barbe, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), la situation pèse fortement sur le moral des éleveurs. « À ce stade, ce qui est le plus impacté, c’est le moral des éleveurs. Il est au plus bas », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue le 22 juillet.
Face à cette accumulation de difficultés, les professionnels du secteur appellent à des mesures de soutien afin de préserver les exploitations laitières et d’assurer la pérennité de la production, d’après reussir.fr/lait.
PAR AMINATA.S



