Plusieurs pays africains multiplient les partenariats avec le Brésil afin d’améliorer la productivité de leurs élevages et de réduire leur dépendance aux importations de viande et de produits laitiers.
Cette coopération repose sur l’introduction de races bovines à haut potentiel génétique ainsi que sur le transfert de technologies de reproduction animale.
Au Botswana, un premier lot de 200 vaches gestantes de race Girolando, reconnue pour ses performances laitières, a été réceptionné à la mi-juillet. Cette opération s’inscrit dans un programme d’importation de 1 000 bovins destiné à renforcer le cheptel national.
selon ecofin, La Guinée prévoit l’introduction de plus de 2 000 bovins brésiliens, tandis que le Burkina Faso a annoncé l’importation de 710 bovins de différentes races pour améliorer les productions de viande et de lait. Le Sénégal, de son côté, a lancé un programme d’importation de 1 000 bovins Guzerá.
Au-delà de l’exportation de bétail vivant, le Brésil développe également ses échanges en matière de matériel génétique. Le Nigeria a autorisé l’importation de sperme bovin brésilien en 2025, tandis que la Tanzanie a ouvert son marché aux embryons bovins produits au Brésil.
Cette coopération s’appuie sur l’expérience du Brésil dans l’élevage tropical. Des races comme la Girolando, issue du croisement entre les races Holstein et Gir, associent un fort potentiel de production à une meilleure adaptation aux conditions climatiques tropicales.
Face à une demande croissante en produits animaux, plusieurs États africains misent sur l’amélioration génétique pour accroître les performances de leurs cheptels. Toutefois, cette stratégie devra être accompagnée d’investissements dans l’alimentation animale, les infrastructures, les services vétérinaires et l’organisation des filières afin de produire des résultats durables.
par Déborah. S



