Un an après le lancement d’un plan d’action renforcé contre la tuberculose bovine, la situation reste préoccupante pour les éleveurs des Pyrénées-Atlantiques. Malgré les dispositifs de surveillance et de prévention mis en place, la maladie continue de représenter une menace pour les exploitations d’élevage et l’économie agricole locale.
Parmi les principales sources d’inquiétude figure la prolifération du blaireau. Passé du statut de nuisible à celui de gibier, cet animal sauvage est aujourd’hui pointé du doigt par plusieurs agriculteurs, qui le considèrent comme un vecteur potentiel de transmission de la maladie. Sa présence croissante dans les zones rurales entraîne également des dégâts importants dans les cultures et les pâturages.
Dans ce département frontalier du Pays basque, la tuberculose bovine est suivie de près depuis plusieurs années. Depuis 2018, une prophylaxie annuelle est systématiquement réalisée afin de détecter rapidement les bovins infectés et limiter la propagation du virus au sein des troupeaux.
La découverte, en février 2025, de 11 foyers de contamination en Soule, province située à l’est du Pays basque, a poussé les autorités sanitaires et les acteurs du monde agricole à renforcer davantage les contrôles. Les éleveurs réclament désormais une meilleure régulation de la faune sauvage, mais aussi un accompagnement accru pour faire face aux conséquences économiques liées à cette maladie, d’après France agricole.
Par AMINATA.S



