L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a annoncé qu’elle surveillait les cas de hantavirus signalés dans un communiqué publié le vendredi 8 mai 2026.
Cette veille est effectuée en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires afin de soutenir une riposte coordonnée et fondée sur des données probantes, selon l’OMSA.
Signalée début mai à bord du navire de croisière qui effectuait une traversée entre l’Argentine et le Cap-Vert, l’épidémie d’hantavirus est à l’origine de trois décès à ce jour : un couple de septuagénaires néerlandais et une passagère allemande.
Ce foyer de hantavirus de la souche Andes identifié sur ce bateau fait l’objet d’« enquêtes approfondies » y compris des tests de laboratoire supplémentaires » sur les cas suspects d’infection, à en croire l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Le hantavirus est une zoonose, c’est-à-dire qu’il se transmet d’abord aux animaux, principalement aux rongeurs, puis à l’homme. Une gestion efficace des rongeurs, basée sur des méthodes écologiques intégrées, demeure la principale mesure pour réduire le risque d’infection humaine, aux côtés de la sensibilisation du public et de la communication des risques, a estimé l’Organisation mondiale de la santé animale », précise le communiqué
L’OMSA explique que la situation actuelle nous rappelle l’importance d’une surveillance continue et d’un dépistage précoce, notamment à l’interface animal-humain-environnement. Renforcer notre capacité à détecter et à surveiller les maladies chez les populations animales est un élément fondamental de la prévention.
Elle encourage donc ses 183 Membres à poursuivre et à renforcer leurs efforts, ainsi qu’à investir dans une approche intégrée « Une seule santé » qui renforce la collaboration intersectorielle à l’interface animal-humain-environnement, afin de favoriser la détection précoce et de permettre une action coordonnée pour faire face aux risques de maladies zoonotiques.
MYNA



