Le gouvernement nigérian a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes dans l’industrie laitière, à l’occasion de la Journée mondiale du lait 2026. Lors d’un point de presse à Abuja, le ministre du Développement du Bétail, Idi Maiha, a souligné que les femmes jouent un rôle essentiel dans toute la chaîne de valeur laitière, de la production à la commercialisation du lait. Selon lui, leur inclusion est indispensable pour transformer durablement le secteur.
Le ministère met ainsi en œuvre des politiques sensibles au genre à travers le renforcement des coopératives, la formation, les systèmes d’agrégation du lait et le soutien aux entreprises. Le thème de cette année, « Célébrer les femmes agricultrices », vise à reconnaître leur contribution au développement laitier et à l’économie agricole nationale.
Le Nigeria fait toutefois face à un important déficit de production. Alors que la demande annuelle en produits laitiers est estimée à 1,7 million de tonnes, la production locale ne dépasse pas 600 000 à 700 000 tonnes. Cette situation entraîne une forte dépendance aux importations, représentant plus de 1,5 milliard de dollars (environ 845 milliards de F CFA) de dépenses en devises chaque année.
Industrie laitière Nigéria : le gouvernement réaffirme son soutien aux femmes du secteur
Pour inverser cette tendance, le gouvernement prévoit de dévoiler le Cadre de mise en œuvre de la Politique nationale des produits laitiers, destiné à orienter les investissements dans la production, la transformation, les infrastructures de chaîne du froid, les pâturages et la santé animale.
Le ministre a également annoncé plusieurs projets majeurs. Parmi eux figurent une ferme laitière de 5 000 vaches portée par Pure Dairy Herds dans l’État d’Ogun et un projet intégré de 496 millions de dollars (environ 280 milliards de F CFA) développé par l’Autorité souveraine nigériane d’investissement et Asset Green Limited. Ce dernier comprendra une exploitation de 10 000 vaches, une unité moderne de transformation laitière et devrait générer environ 2 500 emplois directs et plus de 5 000 emplois indirects.
Par ailleurs, le ministère prépare une initiative d’autonomisation destinée à près de 37 000 femmes et jeunes impliqués dans les chaînes de valeur de l’élevage. Cette stratégie s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité alimentaire, de réduire les importations et de développer une industrie laitière nationale plus compétitive et durable.
Source : AgroNigeria



