Des journalistes ivoiriens participent à un atelier sur la communication des risques liés à la peste porcine africaine (PPA) à Grand-Bassam. Initiée par la Direction des services vétérinaires et du bien-être animal (DSVBA) et la Direction de la Communication du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), cette activité qui a débuté ce jeudi 28 août 2025 bénéficie de l’appui financier et technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Renforcer les connaissances des journalistes sur la PPA, les former sur la communication des risques afin de contribuer efficacement à la sensibilisation des différentes cibles sur les enjeux liés à la PPA est l’objectif de cette activité.
Représentant le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Sidi Touré, le directeur des services vétérinaires et du bien-être animal, Dr Kallo Vessaly a salué cette initiative qui vient à point nommé, puisqu’elle fait suite à la dernière crise sanitaire de la PPA en Côte d’Ivoire qui date de 2024.
Face à cette crise le gouvernement a mis en place des mesures de riposte, notamment l’abattage de 108 000 porcs dans les localités touchées pour empêcher la propagation de la maladie, a indiqué le directeur de la DSV. Cependant elle a permis de mettre en lumière plusieurs insuffisances parmi lesquelles une communication insuffisamment structurée, qui a occasionné de facto les rumeurs et la désinformation.
Des journalistes ivoiriens formés sur la communication des risques liés à la peste porcine africaine
« C’est dans ce contexte que votre rôle, chers journalistes, devient central. Vous êtes les passeurs de l’information, les relais de la sensibilisation, les acteurs qui peuvent transformer des messages complexes en informations claires, compréhensibles et mobilisatrices pour les éleveurs, les consommateurs et le grand public », a-t-il indiqué, ajoutant que la communication est une arme stratégique dans la lutte contre la PPA.
« Une information bien transmise peut sauver des milliers d’animaux, protéger des centaines d’exploitations et soutenir l’ensemble de la filière. À l’inverse, la désinformation peut aggraver les pertes, semer la panique et compromettre nos efforts de contrôle, » a-t-il ajouté, souhaitant que ces deux jours de travaux aboutissent à des recommandations concrètes et applicables, « pour contribuer à bâtir un réseau de journalistes capables de soutenir durablement la prévention et la lutte contre la PPA et d’autres maladies animales prioritaires ».
Avant lui, le Représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a rappelé que l’Institution qu’il représente s’engage aux côtés de la Côte d’Ivoire ainsi que d’autres pays africains, pour réduire l’incidence de la PPA à travers son Projet de Coopération Technique (TCP/RAF/4003).
Il a relevé l’importance de cet atelier, notant qu’une information adéquate peut faire la différence dans la maîtrise rapide d’un foyer pour éviter la propagation de la Peste Porcine africaine.
« Vous, journalistes, avez un rôle stratégique: informer, sensibiliser, alerter, tout en évitant la panique. Vous êtes les relais entre les services vétérinaires, les autorités, les éleveurs et le grand public. Et pour assumer ce rôle avec efficacité, vous avez besoin d’informations fiables, de connaissances techniques de base et d’outils de communication adaptés », a-t-il affirmé.
MYNA



