Confronté à une baisse de sa production de viande, le Cameroun renforce sa coopération avec le Brésil pour moderniser sa filière bovine. Dans une lettre datée du 9 juillet 2026, l’ambassadeur du Cameroun au Brésil, Martin Agbor Mbeng, a confirmé le soutien des autorités au projet d’implantation du groupe agro-industriel brésilien Santa Maria à Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua.
Le projet prévoit la construction d’une unité de production d’intrants pour la reproduction bovine et d’aliments pour bétail. Il s’inscrit dans la stratégie nationale de substitution aux importations et vise à favoriser le transfert de technologies, l’amélioration génétique du cheptel et la formation des éleveurs.
Cette initiative intervient alors que la production nationale de viande est passée de 235 960 tonnes en 2024 à 172 910 tonnes en 2025, soit une baisse de 26,7 %. Malgré ce recul, la viande bovine demeure la première production animale du pays avec 68 902 tonnes, devant la volaille, le porc, les caprins et les ovins.
Dans le cadre de son implantation, Santa Maria prévoit également d’organiser, au dernier trimestre 2026, un séminaire sur les techniques modernes d’insémination artificielle. L’objectif est de renforcer les compétences des éleveurs et d’améliorer la productivité des troupeaux grâce au savoir-faire brésilien.
Cette coopération viendra compléter les projets déjà engagés par le gouvernement, notamment la construction du Centre national de production de la semence animale de Wakwa, destiné à accélérer l’amélioration génétique du cheptel.
À travers ce partenariat, le Cameroun espère relancer durablement sa filière bovine, réduire sa dépendance aux importations de viande et renforcer sa sécurité alimentaire, rapporter par stopblablacam.com.
PAR AMINATA.S



