En prélude de l’Aïd Al-Adha 2026, le Chef de gouvernement du Maroc, Aziz Akhannouch, a signé un arrêté instaurant des mesures temporaires destinées à réguler la commercialisation et la vente des animaux de sacrifice, dans le but de prévenir toute flambée injustifiée des prix du bétail.
Pris en concertation avec le Conseil de la concurrence et fondé sur plusieurs textes législatifs, dont la loi organique relative aux communes et la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, cet arrêté vise à garantir le bon fonctionnement des marchés, à préserver le pouvoir d’achat des citoyens et à promouvoir une concurrence libre et équitable.
Parmi les principales dispositions, la vente des animaux de sacrifice est désormais réservée aux marchés officiellement autorisés, à l’exception de la vente directe depuis les exploitations agricoles. Les vendeurs sont tenus de déclarer préalablement leur identité, le nombre de têtes proposées à la vente ainsi que leur provenance, auprès des autorités locales compétentes.
L’arrêté interdit par ailleurs l’achat de bétail sur les marchés à des fins de revente, toute manipulation artificielle des prix, enchères orchestrées, ententes tacites ou explicites, ainsi que le stockage des animaux hors des circuits commerciaux habituels, pratique susceptible de créer une pénurie artificielle.
Des sanctions fermes sont prévues à l’encontre des contrevenants : amendes, peines d’emprisonnement, fermeture provisoire des points de vente et saisie des animaux et du matériel utilisés dans les infractions. Les autorités s’engagent à une application stricte et impartiale de ces dispositions.
L’ensemble des professionnels et acteurs de la filière sont appelés à faire preuve de responsabilité, dans l’intérêt du consommateur et de la transparence des transactions.
Sandrine KOUADJO et lavieeco



