Bien-être animal :
Les services vétérinaires ivoiriens présentent le bilan 2025

Bilan DSVBA 2025

La Direction des Services Vétérinaires et du Bien-Etre animal (DSVBA) du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH) a tenu sa réunion bilan du 8 et 9 janvier dernier, à Jacqueville. Il s’agissait de présenter le résumé des activités 2025, ainsi que la planification de celles de 2026 et des projets rattachés.

Durant deux jours, les participants ont échangé sur les détails des activités menées durant l’année écoulée et dévoiler les plans d’actions de la DSVBA dans le but de renforcer la planification, la priorisation et la mise en œuvre efficace des activités programmées pour l’année 2026. Ils ont également, analysé les réalisations, identifié les acquis, les insuffisances et les contraintes ; présenté une ébauche du rapport annuel d’activités 2025 ; recueilli et de consolidé les propositions des sous-directions et des projets rattachés. La planification et la validation du budget annuel 2026 de la DSVBA ont été aussi meublé cet atelier.

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Le conseiller technique, Hadja Fadiga Haïda Diarrassouba, représentant le ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a salué les participants pour leur constant engagement au service de la santé animale, de la sécurité sanitaire et d’origine animale, mais aussi et surtout de la santé publique. « La tenue de cet atelier revêt une importance stratégique majeure. Il s’inscrit pleinement dans la dynamique de redevabilité, d’amélioration continue de la performance publique et de gouvernance axée sur les résultats prônée par le gouvernement sous la haute autorité du Président de la République, Alassane Ouattara », dit-elle.

Les services vétérinaires ivoiriennes présentent le bilan 2025

A l’en croire, l’année 2025 a été marquée par des défis sanitaires, organisationnels et institutionnels importants, mais également par des avancées significatives dans la mise en œuvre des orientations de la stratégie nationale de renforcement de la santé publique vétérinaire et, plus largement, de la politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture.

« A travers les actions menées par la Dsvba, notamment en matière de prévention et de contrôle des maladies animales, de renforcement de la biosécurité, de la sécurité sanitaire des denrées animales et d’origine animale, du bien-être animal et de renforcement des capacités des acteurs, notre pays a consolidé son dispositif de veille et de réponse face aux risques zoo-sanitaires et sanitaires », a déclaré l’émissaire du Mirah, invitant les participants à faire preuve de rigueur, de franchise et d’esprit de collaboration pour l’intérêt supérieur du service public vétérinaire et de la protection de la santé des populations.

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Le directeur des services vétérinaires et du bien-être animal, Dr Kallo Vessaly, a rappelé que les services vétérinaires constituent un bien public mondial, car une faiblesse d’un pays peut menacer le monde entier. « En Côte d’Ivoire, nous faisons aujourd’hui face à la grippe aviaire, qui menace le monde. Le virus se rapproche de plus en plus de l’homme », fait-il observer, soulignant que 60% des maladies infectieuses contractées par l’homme sont d’origine animale.

Bilan DSVBA 2025 : « La Côte d’Ivoire s’est fixée comme objectif d’aboutir à la souveraineté alimentaire »

« La Côte d’Ivoire s’est fixée comme objectif d’aboutir à la souveraineté alimentaire. On le sait tous, la souveraineté en protéines animales ne peut passer que par un élevage avec de bons rendements. Et on ne peut atteindre notre rendement en matière d’élevage que lorsque l’environnement sanitaire est propice au développement de l’élevage », a déclaré Dr Kallo Vessaly.

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Selon lui, la peste porcine a fait perdre à la Côte d’Ivoire plus d’un tiers du cheptel national, avec plus de 100 mille porcs abattus en 2024, tandis que celle des petits ruminants est menaçante. En outre, la grippe aviaire met en péril plus de 70 millions de volailles, 300 milliards de Fcfa de chiffre d’affaires et 150 mille emplois directs.

« En matière de sécurité sanitaire, nous sommes tous fiers de dire que la Côte d’Ivoire dispose du premier port thonier d’Afrique. Cela est lié à une seule condition dans le fond : la qualité sanitaire de nos produits », s’est-il félicité, invitant les services vétérinaires à la performance.

Sandrine KOUADJO et autre média