Le professeur de pêche et d’aquaculture Dominic Odedeyi a plaidé pour une exploitation stratégique des ressources halieutiques nationales afin de renforcer la sécurité alimentaire et l’économie du pays, Lors de la 58e leçon inaugurale de l’Université Adekunle Ajasin. A indiqué the hope, le 11 avril 2026.
Selon Dominic Odedeyi, le pays pourrait économiser plus d’un milliard de dollars par an en réduisant ses importations de poisson.
Pour atteindre cet objectif, l’expert préconise une exploitation pleine et durable des vastes ressources aquatiques dont dispose la nation.
Le chercheur a rappelé que le Nigéria bénéficie d’une position géographique privilégiée. Avec neuf États bordant l’océan Atlantique et d’abondantes ressources en eau douce, le secteur de la pêche représente un levier de croissance encore largement inexploité.
Cependant, le constat actuel est préoccupant. Malgré une production annuelle de 1,2 million de tonnes, l’écart entre l’offre et la demande reste critique. Cette situation, aggravée par la surpêche et des pratiques aquacoles inadaptées, a provoqué une flambée des prix, rendant cette source essentielle de protéines inaccessible pour de nombreux foyers.
Le professeur Odedeyi a identifié plusieurs obstacles majeurs à l’épanouissement du secteur notamment, La pollution environnementale, ainsi que le changement climatique et la faiblesse de la réglementation face aux méthodes de pêche nuisibles.
Pour transformer ce potentiel en réalité économique, l’universitaire exhorte le gouvernement à investir massivement dans la recherche sur les espèces indigènes. Il prône également une modernisation des technologies et une collaboration accrue entre les chercheurs et les pisciculteurs sur le terrain.
« Comprendre la biologie des poissons dans leur habitat naturel est la clé du succès. En reproduisant ces conditions en environnement contrôlé, nous garantirons des rendements plus élevés et une durabilité à long terme », a-t-il expliqué.
Le vice-chancelier de l’université, le professeur Olugbenga Ige, a salué ces travaux, soulignant que de telles recherches offrent des solutions concrètes pour la création d’emplois et la souveraineté alimentaire du Nigéria.
par Déborah. S



