La deuxième réunion de la commission mixte du protocole 2025-2029 de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne s’est ouverte à Abidjan, du 14 au 15 avril 2026.
Cette rencontre a pour objectif principal d’assurer le suivi et le contrôle des initiatives engagées dans le cadre de ce protocole. Elle s’inscrit dans l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD), signé en juin 2025 entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne (UE) pour la période 2025-2029.
Organisée une fois par an, la commission mixte réunit les représentants des parties signataires. Au cours de cette session, les participants, notamment le ministère ivoirien des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), la Primature et l’UE, examinent les résultats des actions engagées depuis la signature du protocole.
Il s’agit principalement de l’analyse des activités de pêche ainsi que de l’état d’avancement de la mise en place du Centre de surveillance des pêches (CSP), a indiqué le colonel Kodjo Ahuatchy Alain, conseiller technique des pêches au MIRAH.
« C’est la deuxième commission, et ce sera une commission de résultats. Nous avons tenu une première réunion pour valider la matrice d’actions. Aujourd’hui, nous sommes à l’étape de l’évaluation. Concrètement, les actions liées à l’opération du terminal seront présentées. Cela nous permet de mieux maîtriser notre zone économique exclusive, notamment pour la surveillance de nos eaux, afin de lutter contre les infiltrations liées à la pêche illégale. Les perspectives pour la période d’avril à décembre seront également partagées », a-t-il expliqué.

« Grâce à cet accord, nous gagnons à plusieurs niveaux »
Au-delà de l’instauration et du maintien d’une pêche durable, cet accord présente des avantages significatifs pour la Côte d’Ivoire, qui bénéficie de l’expertise de l’Union européenne en matière d’activités maritimes, ainsi que de retombées en termes d’emplois.
« Grâce à cet accord, nous gagnons à plusieurs niveaux. L’Union européenne nous apporte son expertise. Un exemple concret est le Centre de surveillance des pêches. Par le passé, nous ne pouvions pas détecter les intrusions dans nos zones maritimes. Aujourd’hui, nous sommes capables de suivre les mouvements des navires grâce aux drones et au suivi satellitaire. Par ailleurs, il y a un impact important sur l’emploi. La Côte d’Ivoire dispose du plus grand port thonier d’Afrique, et cette coopération permet le transit des captures qui alimentent les conserveries locales. Cela représente un levier important pour la création d’emplois », a ajouté le conseiller technique.
Bien que le protocole couvre plusieurs axes d’intervention, les actions entreprises poursuivent un objectif central, celui d’instaurer une pêche durable et contribuer à la préservation des ressources halieutiques.
Sandrine KOUADJO



