Au Nigéria plus de 50 millions de têtes de bétail sont insuffisamment nourries. Une situation qui est à l’origine d’une grave crise de l’alimentation animale dans le pays, selon le Ministère de l’Élevage, ont rapporté les médias locaux.
Le directeur du bureau technique du secrétaire permanent, le Dr Peter Alike, qui représentait le ministre de l’Élevage, Idi Mukhtar Maiha, a déclaré que le secteur de l’élevage pourrait contribuer à hauteur de plus de 94 milliards de dollars américains en 10 ans s’il était correctement développé, lors d’un atelier qui s’est tenu récemment.
Organisé par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la CEDEAO, cet événement a réuni des décideurs politiques, des experts techniques et des partenaires au développement œuvrant au renforcement des systèmes agricoles dans la région.
Il a ajouté que la création d’un ministère dédié au développement de l’élevage était une mesure gouvernementale délibérée visant à renforcer ce sous-secteur et à stimuler le développement national.
« Au Nigéria, les populations rurales possèdent plus de 50 millions de têtes de bétail, et ces animaux doivent être nourris. L’alimentation, et en particulier la production alimentaire, est donc pour nous un impératif national que nous ne pouvons pas remettre à plus tard », a-t-il affirmé, soulignant les implications plus larges des pénuries d’aliments pour animaux, notant qu’une alimentation inadéquate menace les revenus, la sécurité alimentaire et la stabilité communautaire.
Cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Projet PRISMA pour relier la recherche et l’innovation aux besoins régionaux.
PRISMA est axé sur l’amélioration de la qualité des aliments pour animaux, l’augmentation de la productivité et le renforcement de la résilience des systèmes agropastoraux.
Le directeur exécutif par intérim de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), M. Konlani Kanfitin, a réitéré l’engagement de la CEDEAO à faire progresser le développement de l’élevage et les collaborations en matière de recherche dans la région.
Tout en félicitant l’Union européenne (UE) et l’Agence espagnole de coopération internationale (AECID) pour leur cofinancement du projet PRISMA, il a noté que celui-ci s’inscrivait dans le cadre de la politique agricole régionale de la CEDEAO (ECOWAP), qui vise à transformer les systèmes agricoles et alimentaires dans toute la région.
MYNA



