Sénégal / l’IPAS veut réduire les importations d’œufs à couver de 80 % à moins de 10 % d’ici 2029

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l’IPAS veut réduire les importations d’œufs à couver

L’Interprofession avicole du Sénégal (IPAS) ambitionne de réduire la dépendance du pays aux importations d’œufs à couver (OAC), actuellement estimées à 80 %, à moins de 10 % d’ici 2029.

L’annonce a été faite par son président, El Hadji Mamadou Diouf, lors de l’inauguration d’une unité de production d’OAC à Taïba Ndiaye, dans le département de Tivaouane, le vendredi 07 Août 2026.

Présidée par le ministre délégué chargé de l’Élevage, des Productions animales et de la Souveraineté alimentaire, Ousmane Diagne, la cérémonie s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la production avicole nationale.

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Selon El Hadji Mamadou Diouf, le Sénégal est aujourd’hui autosuffisant dans plusieurs segments de la filière avicole, mais reste dépendant des importations d’œufs à couver. L’IPAS s’est ainsi fixé, dans son plan stratégique de développement élaboré en 2024, l’objectif de ramener les importations à 50 % dès juin 2027, puis à moins de 10 % en 2029, a indiqué l’agence de presse sénégalaise.

La filière avicole sénégalaise a enregistré une forte progression au cours des deux dernières décennies. La production de poulets de chair est passée d’environ 5 millions à plus de 80 millions actuellement. Le nombre de poules pondeuses a également connu une hausse importante.

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L’IPAS estime que le développement d’unités nationales de production d’OAC devrait contribuer à renforcer l’autonomie de la filière et à améliorer la maîtrise de sa chaîne de production. À terme, le Sénégal ambitionne même de devenir exportateur d’œufs à couver vers les marchés de la région et de la sous-région.

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Le président de l’IPAS a salué l’implication des promoteurs de l’unité de Taïba Ndiaye ainsi que l’appui du Fonds de stabulation (FONSTAB) et de la Banque nationale pour le développement économique (BNDE).

Cette initiative intervient dans le cadre des efforts engagés par les autorités sénégalaises pour moderniser le secteur de l’élevage et réduire la dépendance du pays aux importations d’intrants stratégiques destinés aux filières animales.

Déborah SANZAN

 

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