La multiplication des foyers de fièvre aphteuse (FA) en Afrique du Sud, expose le secteur de l’élevage au Kenya à des risques. Les producteurs locaux, craignent qu’une propagation transfrontalière ne vienne détruire leurs propres troupeaux, mettant en péril leur investissements.
Face à La virulence de cette souche sud-africaine, les associations de fermiers exigent une suspension immédiate et totale des importations de viande bovine en provenance de l’Afrique Sud. Cette préoccupation s’inscrit dans un mouvement de protection du cheptel local.
Des partenaires commerciaux de premier plan tels que la Chine et la Zambie ont déjà pris des mesures radicales en suspendant leurs importations de bœuf sud-africain pour protéger leurs bétails.
Pour le Kenya, l’enjeu dépasse la simple précaution vétérinaire ; il s’agit d’une question de sécurité alimentaire nationale. L’arrivée de la maladie au Kenya mettrait à mal un système de santé animale déjà fragile, tout en provoquant une hausse du prix de la viande qui pèserait lourdement sur les ménages et l’économie rurale.
Pour l’avenir, il est impératif que le gouvernement kényan agisse avec fermeté et anticipation. La protection de leurs moyens de subsistance passe par un renforcement rigoureux des inspections sanitaires aux frontières et une vigilance accrue sur la traçabilité des produits carnés.
Cette crise est un avertissement, il est donc temps d’investir massivement dans l’agro-industrie locale. En agissant dès maintenant, le Kenya peut sécuriser son cheptel contre les risques sanitaires et s’imposer comme le leader de la filière bovine en Afrique de l’Est. C’est par cette proactivité que l’élevage demeurera un moteur de richesse pour les générations à venir.
par Déborah. S



