L’Union européenne a décidé de restreindre temporairement ses importations de viande fraîche en provenance de la Namibie. Cette mesure a été prise à cause de l’épidémie de fièvre aphteuse qui sévit dans le pays.
Sont concernée par cette décision la viande de bovins, ovins et caprins, ainsi que de certains produits séchés.
Cependant l’interdiction ne concerne pas la viande transformée ayant subi « le traitement de réduction des risques le plus sévère » requis par la réglementation européenne.
Les lots de viande fraîche certifiés avant le 23 septembre peuvent également bénéficier d’une période de 90 jours à compter de cette date, sous réserve des règles européennes et des décisions des contrôles frontaliers.
La fièvre aphteuse a été confirmée dans une exploitation commerciale du district vétérinaire d’État de Karasburg, dans le sud de ce pays d’Afrique australe, à la fin du mois de septembre. À la suite de l’apparition de la maladie, les autorités namibiennes ont informé l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et instauré des restrictions sur les déplacements et les exportations d’animaux à onglons fendus ainsi que de leurs produits, selon l’agence de presse Anadolu.
Selon l’organisation mondiale de la Santé animale. La fièvre aphteuse est une maladie animale transfrontalière grave (TAD), qui affecte sévèrement la production de bétail et perturbe le commerce régional et international des animaux et de leurs produits. Selon les estimations, cette maladie circule au sein de 77 % du bétail au niveau mondial, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, ainsi que dans une zone restreinte d’Amérique du Sud ; les pays actuellement indemnes demeurent sous la menace constante d’une incursion de la maladie. 75 % des dépenses liées à la prévention et à la lutte contre la fièvre aphteuse ont lieu dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur. L’Afrique et l’Eurasie sont les régions qui enregistrent les dépenses les plus importantes, représentant respectivement 50 % et 33 % des dépenses totales. Le taux de morbidité peut avoisiner 100 % chez les populations bovines sensibles.
MYNA
