Selon France-info, en Guadeloupe, la sécheresse qui sévit dans le nord de la Grande-Terre depuis le mois de février met la filière bovine sous forte pression. Le manque d’eau, l’assèchement des pâturages et la pénurie de fourrage compliquent considérablement le travail des éleveurs, contraints de dépenser davantage pour nourrir leur cheptel.
Les effets de cette sécheresse sont désormais visibles sur l’ensemble des exploitations. Les prairies sont desséchées, les mares s’assèchent progressivement et les ressources naturelles indispensables à l’alimentation des bovins deviennent de plus en plus rares.
Le déficit pluviométrique, combiné à une faible disponibilité de l’eau agricole, oblige les éleveurs à acheter davantage d’aliments concentrés pour compenser le manque d’herbe et de foin. Une solution efficace, mais qui alourdit fortement leurs charges.
Parmi eux, Charly Singarin, président du Syndicat régional des éleveurs de Guadeloupe (SREG) et vice-président de la Coordination rurale, indique utiliser jusqu’à 90 sacs de granulés par mois pour nourrir son troupeau d’une quarantaine de bovins, une dépense qui fragilise l’équilibre financier de son exploitation.
Face à cette situation, les éleveurs lancent un appel aux autorités afin que des mesures d’urgence soient prises pour soutenir une filière bovine durement touchée par les conséquences de cette sécheresse.
PAR AMINATA.S



