Grippe aviaire / l’Australie en alerte après la découverte des premiers cas dans la faune sauvage

Elevage d'Afrique Info
3 Min Read
Grippe aviaire

 

L’Australie fait face à une nouvelle menace sanitaire avec la détection des premiers cas de grippe aviaire H5 dans sa faune sauvage. Les autorités ont annoncé lundi la découverte de deux oiseaux marins infectés sur une plage isolée d’Australie-Occidentale, marquant l’arrivée du virus sur le dernier continent jusque-là épargné.

Le premier cas confirmé concerne un labbe brun, un oiseau migrateur retrouvé dans une région reculée du pays. Des analyses réalisées sur un pétrel géant malade ont également révélé un résultat positif présumé au virus.

Face à cette situation, les autorités australiennes ont immédiatement renforcé les dispositifs de surveillance. Selon la ministre de l’Agriculture, Julie Collins, des experts mèneront durant les prochains jours des investigations approfondies afin de déterminer si le virus s’est propagé au-delà de ces deux cas isolés.

A LIRE AUSSI  L’Afrique du Sud crée un fonds pour indemniser les aviculteurs

« Nous voulons savoir s’il existe une transmission durable du virus au sein de la faune sauvage australienne », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

La présence de la souche H5 suscite une vive inquiétude à l’échelle mondiale. Connue pour provoquer des formes graves de grippe aviaire, elle est responsable d’importantes mortalités chez les volailles, les oiseaux sauvages et plusieurs espèces de mammifères. Des contaminations ont également été signalées chez des chats, des chèvres, des alpagas et des porcs dans différents pays.

A LIRE AUSSI  Déclaration sur l’impact de la grippe aviaire sur la faune sauvage à l’échelle mondiale

Bien que les infections humaines demeurent rares, les spécialistes redoutent qu’une circulation prolongée du virus favorise des mutations susceptibles de faciliter sa transmission entre humains.

Les autorités australiennes se veulent toutefois rassurantes. Julie Collins a souligné qu’aucun élevage avicole du pays n’est actuellement touché et qu’aucune mortalité massive n’a été observée dans la faune sauvage.

« À ce stade, il s’agit de deux oiseaux découverts sur une plage isolée », a-t-elle précisé, tout en reconnaissant que l’expérience d’autres pays démontre la difficulté d’éradiquer ce virus lorsqu’il s’installe durablement.

Le ministre de l’Environnement, Murray Watt, a pour sa part estimée que l’arrivée du virus en Australie n’était « pas inattendue », compte tenu de sa progression mondiale ces dernières années.

A LIRE AUSSI  Le Nigéria lance une stratégie nationale pour préserver les ressources génétiques

Cette évolution met fin au statut particulier de l’Océanie, identifiée jusqu’à récemment par l’Organisation mondiale de la santé animale comme la seule région du monde encore préservée de la souche H5.

La menace est d’autant plus préoccupante que des chercheurs ont récemment établi un lien entre cette souche virale et la mort de plus de 13 000 jeunes éléphants de mer dans les îles Heard-et-MacDonald, situées à plus de 4 000 kilomètres au sud-ouest de l’Australie, illustrant ainsi son impact potentiellement dévastateur sur la biodiversité, selon le site 24heures.ch.

 

PAR AMINATA.S

Share This Article
Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *