Des organismes africains veulent renforcer les contrôles portuaires contre la pêche illégale.

Dans l’optique de renforcer leur coopération pour empêcher les ports de recevoir du poisson pêché illégalement, des organismes africains ont participé à une rencontre régionale au Ghana récemment.

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et le Comité des pêches du centre-ouest du golfe de Guinée (FCWC) ont au cours de cette réunion porté des réflexions sur la mise en œuvre l’Accord sur les mesures de l’État du port (PSMA), un traité international destiné à empêcher l’entrée de produits de la mer illégaux sur les marchés locaux et dans le commerce mondial.

Des réflexions ont résulté une stratégie à deux volets. Le premier vise à renforcer les organismes de coordination régionaux. Le second fournit aux inspecteurs portuaires les renseignements et les technologies nécessaires pour faire respecter les contrôles.

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Le président du Centre de coordination de la surveillance, du contrôle et du suivi de la SADC (MCSCC) et directeur général de l’Agence namibienne d’observation des pêches, Stanley Ndara, a présenté le cadre régional soutenant cet effort.

« L’un des mandats du MCSCC est, bien sûr, de coordonner les mesures visant à améliorer la pêche, à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), mais surtout contre les crimes liés à la pêche. De nombreux crimes sont associés aux navires de pêche. Ils peuvent transporter de la contrebande et être impliqués dans des problèmes de prostitution et d’esclavage. Il existe donc des crimes qui se cachent derrière les navires de pêche », a-t-il déclaré.

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Il a indiqué que le centre promeut également les meilleures pratiques en matière de gouvernance des pêches et une économie bleue durable, notamment l’harmonisation des lois et la coopération régionale, soulignant que, même si le MCSCC joue un rôle de coordination, les pouvoirs de mise en application restent du ressort des autorités nationales.

Depuis 2021, l’initiative « Soutien à la mise en œuvre du PSMA en Afrique : Contrôles portuaires de pêche fondés sur le renseignement » fournit des outils et des formations pour renforcer l’application de la réglementation. Ce programme est soutenu par la Norvège et mis en œuvre par les partenaires (Trygg Mat Tracking ) TMT et Global Fishing Watch.

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Cette initiative a apporté son soutien à des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya et le Sénégal grâce aux profils portuaires PSMA, qui analysent le trafic des navires de pêche étrangers, et à l’outil Vessel Viewer. M. Ndara a précisé que cette plateforme open source permet aux inspecteurs de vérifier l’identité, la propriété et l’historique d’un navire avant d’autoriser l’accès au port.

 

MYNA avec Observateur 24