Une campagne de recensement des éleveurs de la région du Tchologo et de leur cheptel a été lancée, lors de l’inauguration du barrage agropastorale de Torla, dans la commune de Ouangolodougou, lundi 24 août 2026, en présence du directeur de cabinet du ministre des Ressources animales et halieutiques, Assoumany Gouromenan.
Mise en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sous la conduite du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), cette opération vise à améliorer la connaissance du cheptel et de la mobilité pastorale dans la région, notamment dans les zones frontalières.
Financée par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), la campagne prévoit la collecte de données auprès des communautés pastorales afin de mieux connaître les effectifs du cheptel, les mouvements des éleveurs et leurs besoins en infrastructures et services.
Elle entend également contribuer à la prévention des conflits liés à l’accès aux ressources naturelles et à la transhumance, ainsi qu’au renforcement de la cohésion sociale entre les communautés pastorales et celles qui les accueillent.
« Mieux connaître la mobilité pastorale et le cheptel présent sur le territoire, c’est se donner les moyens d’une planification plus efficace, d’une meilleure traçabilité du bétail et d’une transhumance mieux organisée et plus sûre », a déclaré le chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire, David Preux.
Selon lui, les données recueillies permettront de mieux comprendre les dynamiques et les mouvements des éleveurs et de leur cheptel, afin d’orienter les investissements vers des infrastructures adaptées aux besoins des éleveurs et des communautés d’accueil.
La campagne comprend également un volet de sensibilisation des éleveurs sur la réglementation en vigueur en matière de pastoralisme et de transhumance.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des pasteurs 2026 et constitue une étape préparatoire à la Journée ivoirienne du pastoralisme, prévue en novembre 2026.
Sandrine KOUADJO et AIP
