L’Afrique du Sud a mis en place un nouveau cadre national de gestion de la fièvre aphteuse, conçu pour améliorer le contrôle des épidémies, soutenir les éleveurs pendant la période de convalescence et protéger le commerce agricole. Ces mesures entreront en vigueur après leur publication au Journal officiel.
Le ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen, a annoncé récemment ces mesures actualisées, les décrivant comme une approche scientifique pour lutter contre l’une des maladies animales les plus dommageables pour l’économie de l’élevage.
Une fois mis en œuvre, ce cadre remplacera le plan d’intervention d’urgence contre la fièvre aphteuse de 2019 et ses amendements connexes, créant ainsi un système national unique qui régira chaque étape d’une épidémie, de la détection de la maladie jusqu’au rétablissement.
M.Steenhuisen a déclaré que cette approche révisée vise à fournir aux agriculteurs des procédures plus claires en cas d’épidémie, tout en maintenant des contrôles efficaces pour limiter la propagation du virus.
La fièvre aphteuse demeure une menace majeure pour la production animale, car les épidémies peuvent interrompre les activités agricoles, restreindre l’accès aux marchés locaux et d’exportation et créer d’importantes difficultés financières pour les producteurs et les communautés rurales.
Parmi les changements, le cadre introduit des voies fondées sur les risques qui permettent la reprise de certaines activités commerciales pendant la quarantaine, autorisant le transport du bétail vers des abattoirs désignés pour la fièvre aphteuse 16 jours après qu’une exploitation ait été déclarée cliniquement exempte de la maladie, tandis que l’abattage dans un plus large éventail d’installations, y compris les abattoirs agréés pour l’exportation, sera autorisé après 42 jours.
Les règles révisées précisent également que les animaux vaccinés qui n’ont jamais été infectés par la fièvre aphteuse et qui ne sont pas en quarantaine continueront d’être considérés comme sains et pourront être commercialisés et déplacés conformément à la réglementation normale relative au bétail.
Source : dairybusinessmea



