Filière porcine :
La restriction d’élevage relative à la Peste Porcine Africaine levée dans le département d’Abidjan

Elevage d'Afrique Info
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Perse Porcine Africaine

La Direction des Services Vétérinaires et du Bien-Etre animal (DSVBA) du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH) a organisé une réunion d’information et de sensibilisation à l’endroit des acteurs de la filière porcine, jeudi 14 août 2025, à la salle de conférence de la Sous-préfecture de Songon.

Cette réunion, présidée par le Directeur des Services Vétérinaires et du Bien-Etre animal (DSVBA) du MIRAH, Dr Kallo Vessaly, avait pour objectif d’informer les acteurs de la levée de la restriction due à la découverte de la Peste Porcine.

En effet, en mai 2024, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques avait confirmé la présence de la Peste Porcine Africaine (PPA) dans des élevages de certaines localités ivoiriennes, dont Songon. Pour limiter donc la propagation du virus, le MIRAH a procédé à l’abattage de porcs et à la fermeture de plusieurs exploitations dans les localités concernées.

Rappelant l’objectifs de cette rencontre, qui consistait également à informer les acteurs du secteur de la reprise de leurs activités, le Dr Kallo Vessaly a insisté sur les différentes mesures de biosécurité mises en place par le ministère pour lutter efficacement contre la PPA.

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« Aujourd’hui, nous sommes là pour la lutte contre la Peste Porcine Africaine…Vous savez que Songon a été victime de cette maladie. Après l’abattage, l’assainissement des lieux d’élevage et la mise en sentinelle des porcs pour s’assurer que le virus ne circule plus, un arrêté a été pris par le Préfet d’Abidjan pour lever la déclaration de l’infection. Maintenant, il est possible de reprendre l’élevage de porcs dans cette zone ».

La restriction d’élevage relative à la Peste Porcine Africaine levée dans le département d’Abidjan

Cependant, la reprise de toute activité d’élevage de porcs est soumise à une procédure. Elle consiste notamment à la déclaration de l’intention de l’éleveur, à la sensibilisation et à la signature de la charte de la biosécurité, à la visite technique de l’exploitation et classement de la ferme, à la désinfection et au vide sanitaire, à la vérification finale et à l’autorisation de reprise.

Une fois la reprise autorisée, l’éleveur doit aussi s’engager à tenir à jour un registre d’exploitation, à respecter les contrôles vétérinaires périodiques, à ne pas introduire d’animaux sans autorisation sanitaire préalable, à déclarer immédiatement tout signe clinique suspect, à appliquer durablement les mesures de biosécurité. Enfin, l’éleveur doit respecter les dispositions de l’arrêté n°005/MIRAH du 10 avril 2018 relatif aux modalités de déclaration, d’autorisation, de création et de recensement des exploitations d’élevage.

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Selon le Dr Vessaly, toutes ses mesures de biosécurité ont été instaurées afin d’empêcher la réapparition de cette maladie dans le département d’Abidjan.

L’une des mesures de biosécurité relative à la distance d’un kilomètre entre les exploitations, a fait l’objet de vives réactions de la part des éleveurs. A la question de savoir comment cela serait applicable en raison de la proximité des différentes fermes, le Directeur des Services Vétérinaires et du Bien-Etre animal a proposé des solutions pratiques.

Cette rencontre d’informations a été saluée par les éleveurs, car, plusieurs exploitaient leurs fermes dans l’ignorance des mésures de biosécurité.

« C’est avec la joie au cœur que nous avons accueilli cette nouvelle, c’est-à-dire, la levée de la restriction. Après plusieurs mois d’inactivités, nous pouvons enfin reprendre nos élevages. Les informations reçues ce matin sont la bienvenue car plusieurs éleveurs ne connaissaient pas les mesures de biosécurité et exerçaient dans l’informel. Elle nous permettra d’aller vers la perfection », a déclaré Gnonsié Lucien, éleveur à Songon, membre de la Société Coopérative des Eleveurs de Porcs Adiopodoumé / Songon (SCOOPS EPA).

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La procédure d’indemnisation en cours

« …Il n’est pas question de casser les fermes déjà existantes, il suffit simplement de procéder à des groupages de fermes proches afin de procéder à la clôture pour en créer une seule contenant différentes exploitations … ».

Ce qui permettra évidemment de contrôler les mouvements au sein des exploitations et limitera les risques de contamination.

Relativement aux indemnisations des éleveurs touchés par l’abattage en 2024, Dr Vessaly a rassuré que « la procédure est en cours », le gouvernement prend toutes les dispositions pour permettre une indemnisation équitable.

Cette rencontre d’information et de sensibilisation s’est faite en présence des sieurs Oulaï Sokola, représentant du Sous-préfet de Songon et Ahoulé Gervais, Directeur Régional d’Abidjan du MIRAH.

 

Sandrine KOUADJO

 

 

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