Un protocole d’entente a été signé récemment afin de renforcer la coopération dans les domaines de la pêche durable, de l’aquaculture et de la gouvernance des océans au Caraïbe et en Afrique, a rapporté CBC news.
Cet accord a été paraphé par le mécanisme régional des pêches des Caraïbes (CRFM) et la Conférence ministérielle sur la coopération en matière de pêche entre les États africains riverains de l’océan Atlantique (ATLAFCO/COMHAFAT).
La création d’une plateforme d’échange de connaissances, d’expertise, de technologies et d’expériences institutionnelles de part et d’autre de l’Atlantique, est prévu par ce protocole et ce en favorisant une coopération mutuellement bénéfique entre l’Afrique et les Caraïbes et entre le Sud et le Sud.
Le président du Conseil ministériel de la CRFM, Randy Baltimore a indiqué que les acteurs du secteur de la pêche ne sont pas exclus. En effet l’accord favorise la création d’une plateforme d’échange de connaissances, d’expertise, de technologies et d’expériences institutionnelles de part et d’autre de l’Atlantique, tout en favorisant une coopération mutuellement bénéfique entre l’Afrique et les Caraïbes et entre le Sud et le Sud.
Transformation numérique et une coopération scientifique
Il a décrit cette signature comme une étape importante vers le renforcement des relations entre les deux régions. Pour lui, « l’Afrique et les Caraïbes partagent un lien profond avec l’océan et une responsabilité commune : celle de veiller à ce que ses ressources permettent à nos populations de subvenir à leurs besoins pour les générations à venir. »
« Cet accord constitue une plateforme essentielle pour traduire nos priorités communes en une coopération concrète qui renforce la sécurité alimentaire, protège les moyens de subsistance et crée des opportunités pour nos communautés de pêche et d’aquaculture. Nous aspirons à une relation fondée sur le respect mutuel, le partage des connaissances et des avantages tangibles pour nos États membres », a déclaré M. Baltimore.
La coopération entre le réseau scientifique d’ATLAFCO et les réseaux scientifiques et techniques du CRFM pourrait permettre de mutualiser les expertises entre les régions et de renforcer les données probantes mises à la disposition des gestionnaires des pêches et des décideurs politiques.
Parmi les autres domaines figurent le développement de l’aquaculture et de la mariculture, avec un accent sur la technologie, l’investissement, la biosécurité, la santé des animaux aquatiques et les systèmes de production résilients face au changement climatique.
L’accord prévoit également une transformation numérique et une coopération scientifique, notamment en matière de statistiques sur la pêche, de rapports électroniques, de gestion de l’information, de technologies de pointe et de collaboration entre les réseaux scientifiques, les universités et les instituts de recherche.
MYNA
