Au Nigéria le gouvernement de l’Etat du Jigawa a lancé récemment un projet d’aménagement de trois ranchs bovins d’un coût de 3,4 millions $ (environ 2000 milliards de FCFA), ont rapporté les médias locaux.
L’annonce a été faite le 1er novembre par Salim Abdulrahman, commissaire au Développement de l’élevage, dans une interview accordée à Dutse Dimanche.
Ce sont les réserves de pâturage de Sankara, à Ringim, de Kashamai, à Kafin Hausa, et de Kukar Mekiya, à Kiyawa qui ont été sélectionnées pour abriter ces trois ranchs. Des installations destinées à soutenir les ménages d’éleveurs, à améliorer la gestion du bétail et à fournir des zones d’élevage plus organisées sont également prévues sur ces sites.
Les autorités locales ont mis à disposition environ 9 600 hectares pour cette initiative. Le projet prévoit le développement de plusieurs activités, notamment la production laitière, la viande bovine, les fourrages ainsi que l’élevage ovin et caprin.
Le projet de Jigawa intervient alors que les acteurs de l’industrie de l’élevage appellent les éleveurs de bovins à abandonner l’élevage traditionnel au profit d’un élevage en ranch organisé.
Pour Abdullahi Abubakar, trésorier adjoint national de l’Association des éleveurs de bétail Miyetti Allah du Nigeria (MACBAN) dans l’État de Bauchi, la gestion moderne du bétail pourrait contribuer à résoudre les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs.
Il a expliqué la concurrence pour la terre, l’eau et les autres ressources naturelles favorise les tensions entre les communautés agricoles et pastorales. Aussi, a-t-il exhorté les éleveurs de bovins à réduire leurs troupeaux à des effectifs gérables et à investir dans la transformation des aliments pour animaux, les soins vétérinaires et une gestion appropriée du bétail.
Il a déclaré que la croissance démographique et les changements climatiques avaient accru la pression sur les ressources en terres et en eau disponibles, rendant le pâturage libre traditionnel de plus en plus difficile à maintenir.
MYNA
