Le média de référence de l'élevage, de la pêche et des ressources animales en Afrique

Burkina Faso / Le coût de l’insémination artificielle bovine réduit de 90 %

Elevage d'Afrique Info
3 Min Read
Le coût de l’insémination artificielle bovine réduit de 90 %

Le Burkina Faso renforce sa politique d’amélioration génétique du cheptel en rendant l’insémination artificielle plus accessible aux éleveurs. Depuis une réforme engagée en 2024, le coût de cette technique pour les bovins est passé de 50 000 à 5 000 FCFA par vache. Après plus de 12 200 interventions réalisées en 2025, les autorités ambitionnent d’atteindre 100 000 inséminations en 2026

Selon le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, cette réduction tarifaire vise à faciliter l’accès des producteurs aux techniques de reproduction améliorée et à accélérer la transformation du secteur de l’élevage.

A LIRE AUSSI  Le laboratoire de production est fonctionnel

Les résultats enregistrés en 2025 témoignent d’une progression importante. Après une moyenne annuelle d’environ 3 000 vaches inséminées au cours des dix années précédant 2025, le pays a dépassé les 12 200 interventions sur l’année. Dans la filière porcine, le coût de l’insémination artificielle des truies a également été ramené de 45 000 à 5 000 FCFA, avec 458 truies concernées.

Pour 2026, les autorités burkinabè visent 100 000 vaches inséminées. Cette technique permet de recourir à des semences de reproducteurs sélectionnés afin d’améliorer les caractéristiques génétiques des animaux, notamment leur potentiel laitier. L’atteinte de ces objectifs dépendra toutefois de la qualité de l’alimentation, du suivi sanitaire et vétérinaire ainsi que de la maîtrise de la reproduction.

A LIRE AUSSI  France / la canicule fait chuter les prix des broutards, les éleveurs sous pression

Des initiatives complémentaires pour la filière animale

Cette politique s’inscrit dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, qui ambitionne de renforcer les capacités nationales de production animale et de contribuer à la souveraineté alimentaire.

En parallèle, Faso Kosam participe à la structuration et à la valorisation de la filière laitière, notamment à travers l’ouverture d’agences à Léo, Fada N’Gourma et Ouagadougou. De son côté, Faso Guulgo intervient dans la production d’aliments pour animaux, un facteur essentiel à leur croissance et à leurs performances.

A LIRE AUSSI  Des alevins mis à la disposition des pisciculteurs

À travers ces différentes mesures, le Burkina Faso entend accroître la production de lait local, améliorer les revenus des éleveurs et réduire la dépendance aux importations. La réalisation de ces ambitions reposera notamment sur la disponibilité des aliments pour bétail, la prévention des maladies et l’accompagnement technique des producteurs, Publication de Ministère de l’Agriculture de l’Eau des Ressources Animales et Halieutiques.

 

Par Amy SANGARE

TAGGED:
Share This Article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *