France / la canicule fait chuter les prix des broutards, les éleveurs sous pression

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La canicule fait chuter les prix des broutards, les éleveurs sous pression

Le marché français des broutards traverse une période difficile sous l’effet des fortes chaleurs. En l’espace d’un mois, le prix des animaux a reculé d’environ 1 euro par kilogramme, soit près de 656 FCFA/kg, poussant les engraisseurs à limiter leurs achats et accentuant les inquiétudes des éleveurs.

Dans le département de l’Allier, Sandra Kalinowski, éleveuse de bovins charolais, estime que cette baisse des cours pourrait entraîner un manque à gagner d’environ 20 000 euros, soit près de 13,1 millions de FCFA, pour son exploitation.

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Depuis la mi-mai, les vagues de chaleur successives ont fortement perturbé le marché. Les broutards charolais de 350 à 400 kg se négocient désormais autour de 4,50 euros/kg, soit environ 2 950 FCFA/kg, contre 5,50 euros/kg (environ 3 610 FCFA/kg) il y a seulement un mois.

La canicule pèse également sur la consommation de viande. Selon les données d’Interbev, près de 48 000 gros bovins ont été abattus entre le 29 juin et le 3 juillet, soit le niveau le plus faible enregistré depuis le début de l’année, hors semaines comportant des jours fériés. À la même période en 2025, plus de 53 500 bovins avaient été abattus.

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Cette baisse de la demande entraîne un ralentissement des sorties d’animaux des ateliers d’engraissement. Les engraisseurs, confrontés à des températures dépassant souvent 35 °C, hésitent à acheter de nouveaux animaux, les conditions climatiques limitant leur capacité à obtenir de bonnes performances de croissance.

Les inquiétudes portent également sur les stocks de fourrage. Les éleveurs redoutent les conséquences de la sécheresse sur les cultures de maïs, avec d’importantes disparités selon les régions et les possibilités d’irrigation. À cela s’ajoutent les restrictions de déplacement des animaux mises en place dans certaines zones en raison des épisodes de canicule.

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Cette conjoncture fragilise les éleveurs naisseurs, qui doivent faire face à des capacités d’alimentation réduites et à un marché peu dynamique, alimentant les craintes pour les revenus de la filière bovine française, D’après web-agri.

 

PAR AMINATA.S

 

 

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