Le secteur bovin d’Extremadura, dans l’ouest de l’Espagne, traverse une période difficile. L’Association agraire des jeunes agriculteurs (Asaja) alerte sur la forte baisse du prix des veaux et ses conséquences sur les revenus des éleveurs.
Selon Ángel García Blanco, président d’Asaja Extremadura, le prix des veaux a diminué d’environ 240 euros en moins de deux mois. Avec près de 400 000 veaux produits chaque année dans la région, cette baisse représenterait une perte estimée à 96 millions d’euros pour les éleveurs.
L’Extremadura occupe une place importante dans l’élevage bovin espagnol. La province de Cáceres compte notamment 287 865 vaches allaitantes, soit environ 12 % du cheptel national. Elle est suivie par Salamanque et Badajoz.
Pour Asaja, cette situation fragilise fortement les exploitations, déjà confrontées à des coûts de production élevés. L’organisation estime que les accords commerciaux entre l’Union européenne et les pays du Mercosur contribuent à accentuer la pression sur les éleveurs espagnols.
Ángel García Blanco dénonce notamment l’arrivée de viandes provenant de pays tiers et réclame des contrôles sanitaires plus stricts. Il estime également que la baisse de la demande et les difficultés d’exportation vers certains marchés aggravent les problèmes du secteur.
Selon democrata.es, face à cette situation, Asaja Extremadura demande la suspension de certaines importations de viande, la réouverture de marchés actuellement fermés et une révision des règles sanitaires appliquées aux produits et animaux importés.
Par ailleurs, l’organisation agricole s’inquiète de l’apparition de deux foyers de brucellose dans des exploitations situées à Alburquerque. Dans une première exploitation, 323 animaux sont concernés, dont 100 positifs. Dans la seconde, 144 animaux sont concernés, dont 33 positifs.
Des contrôles sont actuellement réalisés dans les élevages situés dans un rayon de dix kilomètres autour des foyers. Asaja espère que la maladie pourra être rapidement maîtrisée afin de préserver le statut sanitaire de la région.
PAR AMY.SANGARE



