La filière bovine française tire la sonnette d’alarme face aux conséquences de la sécheresse et des fortes chaleurs. Le manque de fourrage compromet l’alimentation des animaux et pousse certains éleveurs à envisager une réduction de leurs cheptels, déjà en baisse de 15 % en moins de dix ans.
Dans plusieurs régions, les cultures destinées à nourrir les bovins pendant l’hiver ont fortement souffert du manque d’eau. Près de 30 % de la récolte nationale de maïs fourrager serait déjà perdue. Les prairies, elles aussi, peinent à se régénérer et ont pris une couleur jaune sous l’effet de la sécheresse.
Face à cette situation, certains éleveurs ont commencé à utiliser les réserves de fourrage constituées au printemps, alors qu’elles étaient normalement destinées à l’hiver prochain. Une pratique qui pourrait aggraver les difficultés dans les mois à venir.
La France compte environ 17 millions de bovins, soit près de 10 millions d’unités gros bovins (UGB). Selon Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, le déficit pourrait atteindre entre une et deux tonnes de fourrage par UGB selon les régions. Les besoins supplémentaires pourraient ainsi s’élever à plusieurs millions de tonnes.
Pour faire face au manque, les éleveurs devront soit acheter du fourrage, dont le prix peut atteindre 150 euros la tonne, soit se tourner vers des aliments composés, eux aussi coûteux. Cette situation fait craindre une nouvelle fragilisation de l’élevage bovin français, déjà confronté depuis plusieurs années à une baisse importante de ses effectifs, rapporté par opinion.fr.
PAR AMY.SANGARE



