Afrique du Sud / la peste porcine africaine poursuit sa progression et menace la filière porcine

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La peste porcine africaine poursuit sa progression et menace la filière porcine

La peste porcine africaine (PPA) continue de gagner du terrain en Afrique du Sud, dépassant désormais les zones traditionnellement établies pour contenir la maladie. Longtemps principalement concentrée dans les régions septentrionales du pays, la maladie s’est propagée depuis 2019 à plusieurs autres provinces, mettant à rude épreuve les dispositifs de contrôle et de protection de la filière porcine.

Selon 3tres3.com, Pendant des décennies, l’Afrique du Sud s’est appuyée sur des zones de contrôle définies par la législation sur les maladies animales pour limiter la propagation de la PPA. Mais l’évolution récente des foyers montre que les frontières géographiques ne suffisent plus à contenir le virus. La biosécurité au niveau des exploitations apparaît désormais comme l’un des principaux moyens de prévention pour réduire les risques de contamination.

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La propagation de la maladie s’explique par une combinaison de facteurs naturels et d’activités humaines. Le virus peut notamment circuler dans la nature par l’intermédiaire des phacochères et des tiques molles. Toutefois, les déplacements illégaux de porcs infectés, l’utilisation de déchets alimentaires non traités pour nourrir les animaux ou encore le recours à du matériel contaminé favorisent également sa diffusion vers de nouvelles zones.

Cette progression entraîne de lourdes conséquences économiques pour les éleveurs commerciaux comme pour les communautés rurales. Les récents foyers recensés dans des exploitations commerciales ont concerné plus de 66 000 porcs et occasionné des pertes estimées à environ 500 millions de rands. Les mesures de lutte contre la maladie ont également perturbé l’approvisionnement local en viande porcine, dans certaines zones, pendant une période pouvant atteindre 18 mois.

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Dans les communautés rurales, l’impact est particulièrement préoccupant. L’élevage porcin représente souvent une source importante de revenus et contribue à la sécurité financière des ménages. La survenue de foyers de PPA peut ainsi fragiliser durablement les moyens de subsistance des éleveurs.

Face à cette situation, les producteurs sont appelés à renforcer les mesures de biosécurité dans leurs exploitations. Cela passe notamment par le confinement des porcs, le nettoyage et la désinfection régulière des installations, le respect des règles concernant l’utilisation de déchets alimentaires, ainsi qu’un contrôle rigoureux de l’origine des animaux introduits. La mise en quarantaine des nouveaux animaux et le signalement rapide de tout cas suspect sont également essentiels pour limiter la propagation du virus.

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Alors que les indemnisations publiques en cas de pertes liées à la PPA restent généralement limitées, la prévention demeure le principal moyen de protection de la filière. Le renforcement de la biosécurité, la surveillance des élevages et la déclaration rapide des cas suspects apparaissent ainsi indispensables pour freiner la progression de la maladie et préserver les activités des producteurs sud-africains.

 

PAR AMY.SANGARE

 

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