Bafoussam et Mbouda, des localités situées dans la région de l’Ouest du Cameroun, connaissent une épidémie de peste porcine africaine (PPA) depuis le début du mois de juillet 2026. Face à cette situation, le gouvernement camerounais a lancé une réponse d’urgence consistant en l’abattage des porcs infectés, la destruction sécurisée des carcasses ainsi que la restriction de la circulation des porcs et des produits dérivés du porc afin de stopper la propagation de la maladie.
Les autorités ont souligné les conséquences importantes de cette épidémie sur l’économie locale et la sécurité alimentaire. De nombreuses familles dépendent de l’élevage porcin ; protéger les cheptels est donc essentiel. En l’absence de vaccin ou de traitement, les mesures strictes de biosécurité demeurent le seul moyen de contrôler la maladie. Les éleveurs ont été invités à signaler immédiatement tout cas suspect.
Cette réaction témoigne de l’engagement du Cameroun à protéger les éleveurs et les communautés. En agissant rapidement, le pays entend limiter les pertes et empêcher la propagation de la maladie.
La PPA est une maladie virale mortelle pour les porcs, caractérisée par un taux de mortalité très élevé. En 2021, elle a entraîné la perte de près de 90 000 porcs, selon les chiffres de la Délégation régionale de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), occasionnant d’importantes pertes économiques pour des milliers d’éleveurs camerounais, a rapporté Africavet.
Sandrine KOUADJO



