Le gouvernement sud-africain a autorisé, le secteur privé à importer, distribuer et administrer des vaccins contre la fièvre aphteuse, le 10 juillet 2026 .
Cette décision intervient dans un contexte de recrudescence de la maladie depuis 2024 et après plusieurs mois de pression exercée par les organisations agricoles et patronales, qui dénonçaient les lenteurs du système d’approvisionnement jusque-là contrôlé par l’État, selon agence ecofin.
L’ouverture de la chaîne vaccinale aux opérateurs privés vise à accélérer la disponibilité des vaccins et à renforcer la lutte contre cette maladie hautement contagieuse. Selon les autorités, la fièvre aphteuse touche désormais les neuf provinces du pays, avec 935 foyers recensés en mars et notifiés à l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).
L’Afrique du Sud a déjà reçu 1,5 million de doses de vaccins en provenance de Turquie, relancé sa production nationale de vaccins après plus de vingt ans d’interruption et renforcé sa coopération avec l’Allemagne afin d’améliorer la riposte sanitaire.
Au-delà de l’enjeu sanitaire, cette décision revêt une importance économique. Les restrictions commerciales liées à la maladie ont entraîné une baisse de 12,9 % des exportations de produits animaux au premier trimestre 2026, à 322 millions de dollars. Les autorités espèrent qu’un meilleur contrôle de la maladie favorisera la réouverture de marchés stratégiques, notamment au Moyen-Orient et en Asie.
Par Déborah. S



