Le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques ivoirien (MIRAH) Sidi Tiémoko Touré était l’invité des rendez-vous du gouvernement du mercredi 2 avril 2025, une tribune d’échange entre les membres du gouvernement, les médias, et les acteurs de la société civile.
« Politique Nationale de production animale et halieutiques en Côte d’Ivoire : enjeux, défis et perspectives » est le thème autour duquel étaient axés les échanges lors de cette conférence qui a enregistré également la participation du Ministre de la communication et de l’économie numérique, Amadou Coulibaly, qui tenait le rôle de modérateur.
Dans son propos liminaire, le ministre a rappelé l’importance du secteur des Ressources Animales et Halieutiques en Côte d’Ivoire, garant notamment de la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire.
« La Côte d’Ivoire de sa biodiversité et de ses ressources naturelles a axé son développement économique sur l’agriculture en général, et de façon spécifique aux ressources animales et halieutiques, qui représentent non seulement des sources vitales de protéines pour les populations, mais aussi des idées stratégiques de croissance économique ».
En outre de garantir la sécurité alimentaire, les ressources animales et halieutiques se positionnent comme un pourvoyeur d’emplois et un acteur à part entière du développement économique de la Côte d’Ivoire, selon le ministre.
Rendez-vous du gouvernement : ressources animales et halieutiques, un secteur pourvoyeur d’emplois
« Ce secteur contribue significativement à la création d’emplois, à la réduction de la pauvreté et à l’augmentation des revenus des ménages avec plus de 700 000 emplois selon le recensement des exploitants et des exploitations agricoles de 2016. En 2021, le secteur a connu une progression dans l’économie nationale avec une contribution de 6% au PIB agricole contre 4,5% en 2016 ».
Bien que la Côte d’Ivoire regorge de potentialités naturelles en matière de production animale et halieutique, sa production nationale couvre à peine les besoins locaux.
« La couverture des besoins nationaux reste partiel avec 48% des besoins en viande, 14% des besoins en lait, 12% des besoins en produits halieutiques », a-t-il ajouté.
Cette insuffisance découle de plusieurs facteurs, dont la « faible productivité des animaux, le faible niveau de professionnalisation des acteurs, les difficultés d’accès au financement, la recrudescence des épisodiques et des maladies transfrontalières, ainsi que les impacts du changement climatiques ».
MYNA



