Filière avicole / Les exportateurs d’œufs ghanéens crient à l’aide

Elevage d'Afrique Info
2 Min Read
restauration des exportations d'œufs entre le Burkina Faso et le Ghana

Sylvester Asante, président de l’Association des exportateurs d’œufs de l’ouest du ghana dans la région de Bono précisément à Dormaa, a officiellement exhorté le gouvernement ghanéen à intervenir d’urgence pour restaurer les flux commerciaux avec le Burkina Faso.

Intervenue lors de l’émission matinale « Adea Akye Abia » sur les ondes de Sompa FM, cette sortie médiatique met en lumière une crise profonde qui secoue le secteur depuis plusieurs semaines. A indiqué, Sompaonline.com.

Le commerce entre les producteurs de la région de Bono et le marché burkinabè, autrefois florissant et régulier, est aujourd’hui au point mort dû à un traumatisme né de la destruction massive, en février dernier, de milliers de caisses d’œufs par les autorités burkinabè.

A LIRE AUSSI  121 motos offertes dans le cadre du Projet Régional d’ Appui au Pastoralisme au Sahel

Selon M. Asante, cet incident a instauré un véritable climat de psychose parmi les exportateurs.

« La plupart des négociants craignent désormais de faire affaire avec leurs homologues burkinabè », a-t-il confié à l’animatrice Ama Konadu, soulignant que cette paralysie menace l’équilibre financier de nombreuses exploitations.

L’impact de ce blocage ne se limite pas aux seuls exportateurs. C’est l’ensemble de la chaîne de valeur avicole qui est aujourd’hui fragilisé.

A LIRE AUSSI  Après un bilan positif en 2025, le Maroc dévoile ses projets aquacoles pour les années à venir

Le président de l’association, a averti que les entreprises s’effondrent les unes après les autres, faute de débouchés extérieurs pour écouler les stocks.

Face à cette situation critique, l’Association demande une action diplomatique de haut niveau, en engageant des discussions directes avec les autorités de Ouagadougou, ainsi qu’en rétablissant un cadre commercial clair, sécurisé et en faisant en sorte que l’accord commercial historique entre les deux pays soit respecté dans l’intérêt des économies locales.

A LIRE AUSSI  CÔTE D’IVOIRE : LE MIRAH PREPARE UN ATELIER D'ELABORATION DE LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME STRATEGIQUE DE TRANSFORMATION DE L'AQUACULTURE

Pour les acteurs de la filière à Dormaa, seule une intervention gouvernementale ferme pourra redonner confiance aux commerçants et sauver ce qui reste du secteur avicole dans la région.

par Déborah. S

 

 

Share This Article
Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *