Vers la réduction des permis de pêcheurs à la ligne traditionnels des côte sud-africaines

Elevage d'Afrique Info
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Vers la réduction des permis de pêcheurs à la ligne traditionnels des côte sud-africaines

Le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement statueras dans quelques jours sur les recours déposés contre les réductions drastiques des permis de pêche des petits pêcheurs à la ligne traditionnels des côtes sud-africaines.

Ces réductions, qui font passer le nombre de bateaux autorisés pour les coopératives communautaires de plus de 547 à seulement 77, ont plongé de nombreuses familles dans la précarité, menaçant leur capacité à se nourrir et à préserver un mode de vie ancestral lié à la mer.

Le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement avait annoncé le 2 février 2026 la répartition des quotas de pêche à la ligne traditionnelle pour la campagne 2026/27, fixant un effort de pêche total autorisé de 455 navires à l’échelle nationale.

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Selon ce plan, les pêcheurs artisanaux – qui opèrent à bord de petites embarcations près des côtes et capturent des espèces comme le snoek, la sériole et la dorade – ne reçoivent que 77 quotas.

À l’inverse, le secteur commercial, qui utilise des flottes plus importantes pour des prises plus conséquentes, se voit attribuer 378 navires. Cette répartition inégale a suscité l’indignation, car elle prive des milliers de pêcheurs de moyens de travail légaux, poussant certains à la pêche illégale ou à abandonner complètement ce métier.

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Pour de nombreux habitants des communautés côtières, cela signifie des filets vides et des poches vides. Au Cap-Occidental, où la pêche fait vivre des villages entiers, les pêcheurs signalent des bateaux à quai et des dettes qui s’accumulent à cause des prêts impayés pour le matériel et le carburant. Un responsable de coopérative a expliqué que les restrictions sont particulièrement difficiles à appliquer en haute saison, lorsque les familles dépendent des prises pour payer les frais de scolarité et subvenir à leurs besoins essentiels.

Les permis expirant le 28 février 2026, quelques jours seulement avant la date limite d’appel, les pêcheurs craignent un arrêt total de leur activité à moins d’obtenir une dérogation provisoire. Sans elle, ils ne peuvent pas légalement prendre la mer en mars, un mois crucial pour la pêche au snoek, source de revenus indispensables.

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Ces réductions interviennent malgré des promesses antérieures. En 2022, lors de l’attribution des droits de pêche, le ministère a réservé l’intégralité du quota de pêche à la ligne traditionnelle au secteur commercial, ignorant les appels à réserver 50 % aux petits groupes de pêcheurs.

 

MYNA avec Autre média

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