Le ministère de l’Économie a récemment levé le voile sur les priorités budgétaires du pays. La production de volaille s’envole avec des perspectives records pour 2026, le secteur halieutique amorce, de son côté, un virage plus complexe
Le secteur agro-pastoral et halieutique occupe une place importante dans les priorités de développement du Togo, comme le met en évidence le document du budget citoyen publié récemment par le ministère de l’Économie.
Les données récentes sur la production de volailles et les ressources halieutiques montrent non seulement les progrès réalisés, mais aussi les défis et les orientations stratégiques pour les années à venir.
Le secteur avicole s’impose désormais comme le moteur de cette dynamique. En l’espace de trois ans, les chiffres témoignent d’une progression constante et maîtrisée. Alors qu’en 2024, le cheptel national était estimé à un peu plus de 38,6 millions de têtes, il a franchi la barre des 41,7 millions en 2025.
Pour 2026, les autorités tablent sur une production ambitieuse de 45 millions de volailles. Cette accélération reflète une volonté claire de l’État, dont la structuration de la filière pour répondre à la demande locale et réduire, à terme, la dépendance aux importations de viande congelée.
En 2025, le marché national a été bien irrigué avec 36 251 tonnes de poissons vendues, soulignant l’importance vitale de la pêche et de l’aquaculture dans le régime alimentaire des Togolais.
Toutefois, les prévisions pour 2026 indiquent une baisse, avec un total estimé à 33 977 tonnes.
En boostant massivement l’aviculture, le Togo se dote d’un levier rapide pour assurer sa souveraineté en protéines animales, tout en gérant de façon plus complexe, la pérennité de ses ressources marines.
Pour les années à venir, le défi sera de transformer ces projections en réalités tangibles pour le panier de la ménagère, tout en garantissant une croissance durable pour les acteurs de terrain.
par Déborah. S



