L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a offert au Sénégal des équipements destinés à la conservation et au transport des vaccins vétérinaires, vendredi 25 septembre 2026, à Dakar.
D’une valeur de 25,2 millions de francs CFA, le matériel comprend 521 équipements de réfrigération, 16 glacières isothermes, 300 accumulateurs de froid de 0,4 litre, 100 enregistreurs de température LogTag réutilisables, 100 porte-vaccins, deux réfrigérateurs solaires à entraînement direct et trois réfrigérateurs-congélateurs solaires, d’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Ce matériel permettra de conserver l’efficacité des vaccins en maintenant la chaîne du froid sans interruption, du lieu de production ou d’importation jusqu’à l’animal.
Le Sénégal bénéficie d’un don de matériel de conservation des vaccins vétérinaires
La coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, basée à Dakar, Bintia Stephen-Tchicaya, a expliqué l’enjeu de ce don de matériel, qui participe activement à la lutte contre les maladies animales.
« Le vaccin est l’un des outils les plus efficaces et les plus rentables pour prévenir et contrôler les maladies animales. Mais un vaccin n’est efficace que s’il est conservé dans de bonnes conditions, du laboratoire de production à la vaccination de l’animal », a-t-elle souligné.
Elle a également expliqué que l’exposition du matériel à la chaleur ou une congélation accidentelle peut réduire l’efficacité des vaccins.
Les équipements ont été offerts au Sénégal à la suite d’une étude menée en 2025 par le bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et la Direction des services vétérinaires du ministère sénégalais de l’Élevage.
Pour la coordonnatrice, cette étude révèle des « fragilités » liées au contrôle des reliquats de vaccins de la campagne 2024-2025.
Un « diagnostic sans complaisance » découle de cette étude, selon le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba.
L’exécution du plan d’action de cinq ans issus de cette étude s’élève à près de 3 milliards de francs CFA, a confié le ministre.
Sandrine KOUADJO
