L’absence d’abattoirs modernes dans plusieurs marchés de la plaine de la Ruzizi, dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, suscite de vives inquiétudes quant au respect des normes d’hygiène et à la sécurité sanitaire des aliments.
Selon des sources locales, les animaux destinés à la consommation sont encore abattus dans des conditions précaires, souvent à même le sol. Cette pratique expose la viande à la poussière et à diverses sources de contamination, notamment pendant la saison sèche.
Pour M. Héritier Birindwa, notable de Bwegera, cette situation représente un risque important pour la santé des populations. Il alerte sur la possibilité de voir se multiplier certaines maladies d’origine alimentaire, telles que les diarrhées, le choléra et d’autres affections intestinales.
Face à ce constat, il appelle les autorités locales et les responsables des marchés à unir leurs efforts afin de doter la région d’infrastructures modernes d’abattage.
Selon lui, la construction d’abattoirs conformes aux normes sanitaires permettrait non seulement d’améliorer les conditions d’abattage du bétail, mais aussi de garantir une meilleure qualité de la viande mise à la disposition des consommateurs.
Le notable déplore également que plusieurs marchés importants de la plaine de la Ruzizi, notamment ceux de Kamanyola, Luvungi, Runingu, Luberizi et Sange, ne disposent toujours pas d’espaces adaptés à l’abattage, malgré leur forte affluence.
La société civile locale salue toutefois les initiatives de certains comités de marchés qui ont aménagé des abattoirs provisoires répondant aux normes locales. Elle invite par ailleurs les organisations non gouvernementales engagées dans le développement communautaire à soutenir la construction et la réhabilitation d’infrastructures modernes, essentielles à la protection de la santé publique et au bien-être des populations, d’après ACP.
PAR AMINATA.S



