En Namibie, le gouvernement a pris des mesures pour reprendre la valeur des quotas de maquereau accordés à la société de pêche Walu Fishing Investments en raison du non-respect au respect des clauses du contrat par cette dernière.
Il s’agit d’un accord signé entre le ministère namibien de l’Agriculture, de l’Eau et de la Réforme agraire et Walu, leur attribuant un quota de 6 690 tonnes métriques (MT) de maquereau, soit 3 % des 208 000 MT totales de prises autorisées (TAC) à l’échelle nationale pour la période 2024-2025.
L’objectif de cet accord était de « protéger les emplois dans le secteur » dans le cadre d’un programme gouvernemental de préservation de l’emploi (GERP), une initiative lancée en 2020 pour soutenir les travailleurs ayant perdu leur emploi dans des entreprises privées de quotas au plus fort du scandale de corruption « Fishrot » en Namibie.
En Namibie, le quota de maquereau passe à 5 %, à 197 000 MT
Constatant le non-respect des clauses de cet accord par Walu, notamment le non-paiement des salaires sur plusieurs mois entre 2024 et 2025, le gouvernement namibien a entamé des démarches pour récupérer la valeur des quotas accordés à l’entreprise. Selon www.seafoodsource.com, le ministère a affirmé n’avoir aucun accord avec Walu Fishing pour la saison de pêche de 2026, et l’entreprise n’est éligible à aucune allocation de quota. Toute suggestion contraire serait donc fausse.
L’entreprise a riposté en affirmant que les quotas étaient trop faibles pour soutenir les salaires des travailleurs et financer les opérations des entreprises. Elle souhaite une revalorisation des quantités autorisées afin d’assurer sa durabilité à long terme et, surtout, la sécurité de l’emploi de ses employés.
Il faut rappeler que pour cette saison de pêche 2026, la Namibie a réduit le TAC du maquereau de 5 %, à 197 000 MT. Une décision qualifiée par le ministère de gestion proactive et préventive pour une gestion des pêches réactive et fondée sur la science afin d’assurer la santé à long terme du stock.
Sandrine KOUADJO



