Après plusieurs années de sécheresse, le Maroc renforce sa coopération avec la France pour relancer durablement les filières ovine et caprine, notamment grâce à l’amélioration génétique et à l’insémination artificielle.
Le Maroc mise sur l’expertise française pour renforcer ses filières ovine et caprine, fragilisées par plusieurs années de sécheresse et la hausse du coût des aliments pour bétail. Un protocole d’accord a été signé le 6 octobre 2026, en marge du Sommet de l’élevage à Cournon-d’Auvergne, en France.
Le partenariat réunit l’Association nationale des ovins et caprins (ANOC), la société française Races Ovines des Massifs-Sélection (ROM-Sélection) et la Chambre régionale d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes. Financé à hauteur de 260 000 euros par le FASEP, le projet prévoit notamment le transfert de savoir-faire et la formation des éleveurs dans les domaines de l’insémination artificielle, de l’amélioration génétique, de l’autonomie fourragère et de la modernisation des élevages.
La filière ovine marocaine a été fortement affectée par la sécheresse, qui a réduit les disponibilités fourragères et accru le recours aux aliments composés. Face à l’augmentation des charges, certains éleveurs ont réduit leurs troupeaux, notamment en abattant des femelles reproductrices.
Les mesures de soutien mises en place par les autorités marocaines ont toutefois permis d’amorcer une reconstitution du cheptel. À l’été 2025, le recensement faisait état de 23,15 millions d’ovins, dont 16,34 millions de femelles, ainsi que 7,47 millions de caprins. Malgré cette progression des effectifs, l’offre reste sous pression et les prix demeurent élevés.
Selon medias24com, L’insémination artificielle constitue ainsi l’une des principales pistes retenues dans le cadre du partenariat franco-marocain. L’objectif est d’améliorer les performances génétiques des troupeaux et de renforcer progressivement la capacité de production des éleveurs.
Pour les partenaires, la mise à l’échelle de ces initiatives pilotes doit contribuer à une reconstitution durable du cheptel et au renforcement des capacités de la filière ovine et caprine au Maroc.
Par Amy SANGARE
