Mettre en place un système efficace de prévention, de détection et de réponse adaptée face aux dangers sanitaires vétérinaires, tel est l’objectif de la formation des formateurs sur le bien-être animal et la biosécurité, organisée du 15 au 17 septembre 2025 à Abidjan par la Direction des Services Vétérinaires et du Bien-être Animal (DSVBA) du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), en collaboration avec France Vétérinaire International (FVI).
Durant trois jours, les participants ont été outillés pour renforcer leurs compétences dans le cadre du Programme VeSPAH (VetAgro Sup Stewardship Program for Agriculture and Health).
Garant de la sécurité sanitaire des denrées d’origine animale en Côte d’Ivoire, le directeur général de la DSVBA, Dr Kallo Vessaly, a rappelé le contexte de cette initiative : « Cette formation s’inscrit dans le cadre de notre politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture, notamment au niveau de la stratégie 5 qui est l’amélioration de la santé publique vétérinaire. Car un animal en bonne santé produit des produits de qualité ».
La formation en biosécurité prend tout son sens dans un contexte où certaines maladies restent sans traitement. La prévention apparaît donc comme un bouclier indispensable contre toute contamination.
L’expérience française en santé animale partagée avec les acteurs ivoiriens
Invité spécial, Édouard Uchin, vétérinaire libéral en France, a partagé l’expertise française, citant notamment les mesures mises en place dans son pays pour lutter efficacement contre des pathologies comme la grippe aviaire.
Pour plusieurs acteurs ivoiriens, cette initiative est un véritable déclic. Diarra Fatogoma Seydou, représentant de l’Interprofession avicole ivoirienne (IPRAVI), a témoigné : « La formation nous a appris beaucoup sur le bien-être animal et la biosécurité, qui étaient des notions connues mais rarement appliquées sur le terrain. Nous avons compris les impacts zootechniques, notamment sur la productivité de la volaille. Car un animal bien traité produit un meilleur rendement ».
Cette dynamique se poursuivra à travers une série de formations prévues grâce au partenariat entre le MIRAH et VetAgro Sup, l’Institut national français d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et environnement.
Son directeur des Relations Partenaires internationales et européennes, Dr Cédric Colmar, a réaffirmé l’engagement de l’institution : « Nous allons partager l’expérience française afin de définir et mettre en œuvre des actions concrètes, en particulier le diagnostic, pour créer des liens entre l’ensemble de ces projets ».
Sandrine KOUADJO



