Pêche et aquaculture :
L’État camerounais prévoit d’allouer 22,4 millions USD au PIISAH en 2026

PIISAH

Dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), les autorités camerounaises poursuivent leur ambition de renforcer la sécurité alimentaire en stimulant la production locale. Toutefois, les ressources prévues pour 2026 affichent un recul par rapport à l’exercice précédent.

Le gouvernement camerounais projette d’affecter 12,5 milliards de FCFA, soit environ 22,4 millions USD, au financement du PIISAH en 2026. Cette dotation représente une baisse d’environ 2 milliards de FCFA comparativement à 2025, année au cours de laquelle le programme avait bénéficié d’un budget de 13,5 milliards de FCFA. Selon les documents budgétaires, cette réduction pourrait limiter le soutien financier aux petites et moyennes entreprises des filières agropastorale et halieutique, notamment via la Banque des PME.

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Sur l’enveloppe prévue pour 2026, 6,5 milliards de FCFA devraient être consacrés au financement des acteurs de la chaîne de valeur de la pêche à travers le guichet PIISAH de la Banque des PME. Ce montant traduit une diminution d’environ 4 milliards de FCFA par rapport à l’année précédente. En 2025, la Banque des PME avait en effet mobilisé 9,2 milliards de FCFA en faveur des producteurs engagés dans le programme d’import-substitution. Cette contraction des ressources pourrait ainsi restreindre la capacité de financement des opérateurs concernés, en particulier ceux du secteur halieutique.

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Lancé pour la période 2024-2026, le PIISAH est un programme triennal visant, selon le gouvernement, à « réduire le déficit de la balance commerciale grâce à la substitution des produits importés par une production locale abondante et de qualité, portée par le secteur privé ».

L’État camerounais prévoit d’allouer 22,4 millions USD au PIISAH en 2026

Estimé à 500 milliards de FCFA à mobiliser progressivement à partir de ressources internes et de financements extérieurs, le programme repose sur trois principaux axes : la sécurisation de 400 000 hectares de terres dans la Plaine centrale et l’aménagement de 160 000 hectares de zones agricoles et halieutiques, accompagnés du désenclavement des bassins de production ; l’amélioration des capacités de production, de transformation et de commercialisation ; enfin, la diffusion des résultats de la recherche ainsi que l’accès des acteurs à la formation et au financement.

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Sandrine KOUADJO