Célébrée chaque 5 juin, la Journée internationale de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR) vise à sensibiliser le public aux conséquences de cette pratique qui menace les écosystèmes marins, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes à travers le monde.
Face à une population mondiale en constante augmentation et à des besoins alimentaires grandissants, les ressources halieutiques jouent un rôle crucial dans l’alimentation et l’économie de nombreux pays. Pourtant, la pêche illégale continue de fragiliser ces ressources en contribuant à la surexploitation des stocks de poissons et à la dégradation des milieux aquatiques.
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, plus d’un tiers des stocks mondiaux de poissons sont aujourd’hui exploités à un niveau biologiquement non durable. Chaque année, la pêche INDNR entraîne des pertes considérables pour les États et les communautés de pêcheurs respectueux de la réglementation.
Pour faire face à cette menace, l’Organisation des Nations Unies a inscrit la conservation et l’exploitation durable des océans parmi les priorités de l’Objectif de développement durable n°14, adopté dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Cet objectif encourage les États à renforcer la surveillance des activités de pêche, à lutter contre les pratiques illégales et à promouvoir une gestion durable des ressources marines.
La Journée internationale de la lutte contre la pêche illicite est ainsi l’occasion de rappeler l’importance d’une mobilisation collective afin de protéger les océans, préserver la biodiversité marine et garantir aux générations futures des ressources halieutiques suffisantes et durables, d’après les nations unies.
PAR AMINATA.S



